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 À la poursuite d'un mythe

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Boa Hancock

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Sam 14 Juin - 12:43

-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Quelle question ! Nous avons été assignés à la même mission je te rappelle.
-Dans mes souvenirs à moi tu avais été évincé...
-Sauf que dans tes souvenirs à toi, il n'y a pas la partie où le bureau me demande de te surveiller !
-Me surveiller ? ME SURVEILLER ??!


J'étais sur le point de taper un véritable scandale dans la base Marine. Décidément ces demeurés ne me faisaient vraiment pas confiance ! Il n'y avait rien à surveiller. J'étais l'un de leurs membres les plus dévoués et voilà comment ils me traitaient... Tandis je disais ses quatre vérités à Meynard, une pointe de tristesse s'empara de moi. Que devais-je faire pour les contenter ? J'avais l'impression que même si je réussissais cette mission, je n'aurais aucune reconnaissance de leur part... Mais pour l'heure j'avais d'autres choses à penser. J'expédiai alors Meynard d'un simple mouvement de poignet qui signifiait très clairement qu'à partir de ce moment précis, je n'écouterais plus aucune des paroles qui sortiraient de sa bouche. Je m'adressai donc à l'une des hôtesses lui demandant de m'organiser une entrevue avec le chef de cette base. Je lui précisai que c'était une affaire des plus urgentes. Mon insupportable supérieur tenta de savoir par tous les moyens de quoi j'allais m'entretenir avec le colonel. Je l'envoyai bien sûr paître. Il était vraiment agaçant, il me faisait penser à un enfant ! Tandis qu'il continuait son manège insupportable je m'assis et attendis qu'on me fasse signe.
Le chef me reçut avec un rapidité stupéfiante. Je n'avais eu qu'à patienter quelques minutes et déjà on venait me chercher pour m'amener à lui. Je bénis alors mon guide qui demanda à Meynard de m'attendre en bas. J'étais enfin débarrassée de lui, pour le moment du moins. Je suivais mon guide dans les entrailles de la forteresses et déjà j'y voyais des choses intéressantes. Dans cet édifice, il y avait également peintures, gravures et fresques. Après mon rendez-vous avec le chef, je prendrais un peu de temps pour observer ces peintures.
Après avoir monté trois étages, nous nous retrouvions enfin devant la porte du bureau du colonel. Mon guide frappa quelques coups sonores à la porte et m’annonça. Après quelques instants, la voix du chef retentit m'autorisant à entrer. Le guide m'ouvrit donc la porte et me laissa entrer. Il effectua son salut militaire et disparut. Je me retrouvai alors seule face au colonel, un homme au visage sérieux et fermé couvert de cicatrice. Je pouvais voir son sabre à son flan, encore un épéiste donc. Me regardant droit dans les yeux, il m'invita à m'asseoir. Il n'y avait pas à dire. Cet homme en imposait.


-Que me vaut le plaisir de cette visite ?
-Je voulais vous tenir au courant des agissements pirates dans le villages de Forgevieux. Je me doute que vous êtes certainement très occupés mais je tenais à ce que vous soyez au courant. J'ai déjà détroussé les pirates avec mon partenaire mais je n'ai pas la garantie qu'ils ne séviront pas de nouveau.
-Votre partenaire ? On m'a dit que vous étiez venue seule ?
-Euh... En effet, je parlais de Tanma mon serpent
, mentis-je en le montrant sous ma cape de voyage.
-Vous faîtes une bonne menteuse Quartier-Maître Hancock, mais pas assez bonne pour me tromper. Qui était ce partenaire ?
-Un civil que j'ai rencontré dans une auberge...
répondis-je résignée.
-Pourquoi n'est-il pas avec vous aujourd'hui ?
-Il a eu un contretemps.
-Tiens donc ? Et vous pouvez évidemment m'assurer qu'il n'est ni pirate, ni révolutionnaire.
-Bien sûr
, affirmai-je.

J'étais sûre de moi pourtant je n'avais aucune preuve tangible. J'arrêtais alors de douter comme si un pirate ou un révolutionnaire pouvait m'aider à chasser les pirates d'un village. Le colonel ne m'en demanda pas plus. Il m'assura qu'il enverrait des patrouilles à Forgevieux pour prévenir tout incident et me permit de disposer. Satisfaite je quittai son bureau et fis le chemin inverse pour retourner au hall.
Il était presque midi et déjà tout le monde se dirigeait vers cafétéria de la base. Je n'avais moi-même pas tellement faim mais avoir le ventre rempli me permettrait de mieux réfléchir aux inscriptions que je trouverais sur les murs de cette forteresse. Je suivis donc le mouvement et allais manger.
Une fois mon repas simple mais consistant ingurgité, je filai dans les couloirs pour étudier ces peintures. Il y en avait de toutes sortes, des grandes des petites, des natures mortes, des portraits, j'avais même vu une peinture en nuance de gris. Elle passait complètement inaperçue sur la pierre grise également, pourtant, c'est celle-ci qui me parut la plus importante. C'était un portrait, jusqu'ici tout allait bien, un portrait plutôt banal d'ailleurs. Sûrement un ancien colonel. Non ce qui était le plus intéressant ici c'était cette broche en forme de triangle qui servait à ceindre sa cape. D'ailleurs en parlant de cape, je pensais sérieusement à faire la même chose si un jour je montais enfin en grade. Bref, pourquoi je m'intéressais à une forme géométrique ? Tout simplement parce que l'homme pointait son doigt dessus. Étrange pour un portrait. Je devais bien sûr reconnaître de travail d'orfèvre effectué sur cette pièce triangulaire mais je ne voyais pas où était son intérêt... Néanmoins je la gardais bien en tête. C'était la deuxième fois que je trouvais quelque chose qui semblait de premier abord être totalement insignifiant mais qui détonnait complètement avec le reste des décorations.
Je fis ensuite le tour de la forteresse pour trouver de quoi écrire. Je voulais sauvegarder mes données sur papier afin de ne pas les oubliées. Finalement, ce fut une nouvelle fois les hôtesses d'accueil qui mirent fin à mes recherches. Elle me fournirent quelques feuilles de papier et un crayon. Équipée, je retrouvai facilement la peinture du triangle. Je reproduisis celui-ci du mieux que je pus... Le résultat n'était donc pas probant. Puis je recherchai dans ma mémoire les phrases que j'avais traduite dans l'acropole et les notai sur le même bout de papier. Je rangeai ensuite le tout dans la sacoche qui contenait mon fouet.
Je me promenai encore quelque temps dans la forteresse dans le but de trouver d'autres peintures, gravures ou fresques atypiques qui pourrait peut-être me permettre d'avancer dans ma réflexion. Au lieu de ça, je tombai de nouveau nez à nez avec Meynard. J'avais l'impression qu'on avait décidé de s'acharner contre moi...

*Et dire que j'avais réussi à le semer...*

Il me regardait avec un air suspect. Il voulait savoir ce que je faisais encore là à flâner dans les couloirs.


-Je ne vois vraiment pas en quoi ça te regarde, répondis-je avec insolence.

J'en avais plus qu'assez de le voir me tourner autour, encore une réflexion de sa part et je le punirais. Peut-être allait-il enfin me laisser tranquille après ça.


-Ça me regarde parce que je suis ton supérieur. En tant que Sergent, j'ai tous les droits sur les Quartiers-Maîtres !
-Arrête de te reposer sur ça, on sait très bien tous les deux que je te bats à plat de couture et que la seule chose qui m'empêche de monter en grade c'est mon manque de discipline. Mais si tu tiens à réitérer l'expérience je peux t'emmener dans le hall et on réglera ça devant tout le monde, qu'en penses-tu ?
Répliquai-je en faisant une moue innocente.

Il ne répondit pas, qu'y avait-il à dire en même temps ? Il avait peut-être progressé, c'était même sûr. Cependant, il devait très certainement savoir que je n'étais pas restée oisive de mon côté. Et j'étais persuadée que l'écart entre nous deux s'était encore élargi. Je m'éloignai alors, faisant virevolter mes cheveux sur mon passage tandis qu'il restait là, tout penaud. Je l'entendis murmurer pour lui-même :


-Je suis devenu plus fort.
*C'est ça, pensais-je, rassure-toi comme tu peux !*

Je repris alors mes recherches qui me monopolisèrent pendant toute l'après-midi mais j'en revins bredouille. La seule œuvre originale résidait dans cette peinture en nuance de gris. Avant de partir, je m'adressai une dernière fois aux hôtesses, il y avait quelque chose que je voulais tirer au clair.

-Excusez-moi, j'ai vu une peinture des plus discrètes et cela m'a étonnée. Il y a dans le couloir du rez-de-chaussée, un portrait en nuance de gris sûrement d'un ancien colonel, mais je n'ai pas vu d'autres portraits de colonel, pourquoi donc ?
-C'est le Colonel Crowley, le fondateur de cette base, c'est pour ça qu'il n'y en a pas d'autre. Il était originaire de Autumn Forever et il se targuait d'avoir découvert une chose qui pourrait chambouler la Marine et peut-être même le monde. Malheureusement, il fut assassiné quelque temps après cette révélation. La Marine n'a jamais pu savoir ce qu'il avait découvert.
-Je vois
, fis-je songeuse. C'est intéressant. Encore merci pour votre accueil. Je m'en vais maintenant. Si vous voyez le sergent Meynard, s'il-vous-plait, empêchez-le de me suivre.

Elles hochèrent la tête sans grande conviction. Je me doutais bien qu'elles ne seraient pas d'une grande utilité mais je pouvais toujours essayer ! De toute façon, j'avais déjà retiré un peu de sa suffisance. Peut-être que je serais tranquille pendant le reste de mon séjour sur Autumn Forever ! Je laissai donc derrière moi la base marine tout en réfléchissant aux paroles du colonel Crowley. Avait-il découvert l'emplacement du Ponéglyphe ? Et ce triangle qu'il désignait, était-il une piste à suivre sérieusement ? Je restai perplexe et quelque peu perdue dans mes pensées quand je rejoignis l'auberge. Je montai directement dans ma chambre, je voulais prendre une douche pour avoir les idées un peu plus claires. Cependant, mes plans furent quelques peu chamboulé quand, en m'emparant de la poignée de la porte, j'entendis le même cliquetis que j'avais enclenché mais à quelques mètres de moi. Je vis alors Squall qui faisait exactement le même geste que moi. Je me rappelai soudain les paroles que je lui avais crachées avant de partir comme une furie. Un gêne pesante s'installa entre nous deux. Nous nous étions quittés sur une note assez désastreuse par ma faute. Nous restâmes quelques minutes à nous fixer sans mot dire puis je brisai soudain le silence :

-Je...

Mais je ne savais pas quoi dire. Je n'allais quand même pas m'excuser, ce que j'avais dit était l'exact reflet de ma pensée, alors que faire ? Je me triturais tandis que Squall attendait que je termine ma phrase. Et finalement la solution m'apparut simplement, comme si elle avait toujours été à portée !

-Je me suis un peu emporter tout à l'heure, commençai-je sur un ton d'excuse, mais en même temps si tu étais moins sceptique je ne me serais pas comporter ainsi ! Il faut faire confiance aux forces de l'ordre ! Rappelle-toi bien ça Squall !

J'avais enchaîné en adoptant un ton de reproche pour finir par une leçon de morale. Je me trouvais moi-même ridicule, mais au moins, je n'avais pas eu à m'excuser... J'attendis alors sa réaction en espérant que ma mauvaise foi ne soit pas de trop.

Le colonel de la base (je tenais à vous le montrer !):
 

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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Jeu 19 Juin - 16:19

Il monta les marches de ce temple, l’une après l’autre, profitant ainsi du paysage que le surplomb offrait un peu plus à chaque fois. Le temple se trouvait sur une petit promontoire d’altitude, prisonnier des plantes grimpantes, et des ronces, ne facilitant pas l’accès.
Il ne fallait pas s’attendre à quelque chose de conservé par la main humaine, comme le temple au sud de Forgevieux. Ici, au cœur de la foret rouge, comme on aurait pu l’appeler, seule la nature était maître. En venant Itachi avait eu le luxe d’observer la faune sauvage de  l’île. Un coin de paradis rythmé par un silence harmonieux avec les chants des oiseaux et le tremblement des feuilles au vent. Enfin son excursion prenait un gout de repos. Il était venu pour ça après tout. A croire que le nom de déserteur maudit était justifié. Itachi Uchiwa, l’homme à l’impossible repos.

L’escalier semblait infini. Comme les vieux temples mayas de l’époque. Les marches vers l’autel du sacrifice. La miséricorde du dieu soleil, venant ordonner son jugement. Pourtant, l’édifice ne ressemblait en rien, si ce n’était les escaliers qui n’en finissaient pas, à un tel temple !
Puis après toutes ses marches, il pénétra enfin dans le temple. Baigné de lumière naturelle, qui filtrait au travers des colonnes, et de ce mélange harmonieux de verdure et de pierres. Les fresques et écritures racontant les légendes oubliées, le piédestal en fond surplombant le reste de la salle, de part sa table de marbre et son autel de prière.
Le ninja commença alors à essayer de décrypter les écritures gravées sur les murs. et toujours cette même devise qui revenait sans arrêt : " Au cœur d'Atria les portes vers l'histoire se dissimulent. Les portes de l'ombre, au cœur du troisième Cyrillique se dissimulent."
Cette phrase avait tout pour elle. La capacité de captiver les regards, celle de forcer les gens à se creuser le cerveau, et surtout d'être une clé pour les découvertes historiques.
Bon sang, le Cyrillique était un indice qui mettait la puce à l'oreille au déserteur, mais ce dernier ne parvenait pas à se souvenir de ce qu'était cet élément.

Ses investigations ne le menèrent pas bien loin. Il n'y avait rien de plus à savoir, les autres écritures ne semblaient pas si importantes. Beaucoup traitaient d'un mal, relevant de l'envie humaine. L’orgueil et l'avidité, avait mené l'homme sur les sentiers de la perdition. Une plante la Red Lulaby, joyau d'Autumn Forever, soi disant clé de tout les maux de l'île. Une fleur symbolisant l’île automnale était en apparence la cause d'un problème essentiel. Cela ne signifiait pas grand chose. Tout les peuples devaient faire face à leurs propres problèmes. La question était surtout de savoir comment une fleur arrivait à être le problème principal d'une communauté. Une épidémie ? Un pollen toxique ? Qu'est ce que cela pouvait être d'autre ?

Ce n'est qu'après quelques bonnes heures à avoir lu toutes les inscriptions des fresques, qui ne semblaient être autre que de pâles inepties infécondes, que le ninja s'assit devant l'autel, essayant de rassembler le peu d'indices qu'il avait trouvé. Il n'y avait pas grand chose à se mettre sous la dent, et la mystérieuse énigme restait sans issue. Puis il remarqua que l'autel, qui faisait presque office de bureau au vue de sa forme plate, était en fait une carte de l'île. Les éléments de l'île y étaient parfaitement décrits. Temples, châteaux, églises... On y lisait aussi les villages de Port Vignerouge, Forgevieux et Rochesainte sans la moindre difficulté, et les petits chemins par lesquels les villageois pouvaient circuler étaient tout aussi visibles. Il observait la topographie de l'île, tout en repensant à cette fameuse troisième Cyrillique. Et c'est ainsi, sans le vouloir, qu'il vit quelque chose qu'il n'avait pas vu avant. Soudain la carte, qu'il avait déjà observé des jours plus tôt, devenait une source d'information capitale.

- Mais... C'est...

Il posa son doigt sur la carte ne le déplaçant à même le marbre. Après avoir eu fini de faire serpenter son index sur la carte, Itachi fut troublé par ce qui semblait être une découverte. Il ne bougea plus, continuant à fixer la carte. Il laissa tomber ses épaules, comme s'il venait d'apprendre une quelque chose. Une véritable aberration qu'il avait manqué jusque là.

- Le Cyrillique... Evidemment... La réponse était juste sous nos yeux.

Le ninja se mit à sourire bêtement. L'évidence même, prouvant les absences d'esprit et d'attention était flagrante. Mais qu'importe. Il se souvenait enfin de ce qu'était le Cyrillique, mieux encore, sans savoir ce à quoi correspondait les portes de l'ombre, Itachi pensait pouvoir définir précisément leur lieu d'accès. Il sortit de temple, descendant les marches les unes après les autres, profitant du soleil couchant sur la foret aux couleurs flamboyantes. Quelle beauté était-ce ! Le calme, les oiseaux virevoltants, la lumière et le paysage... Sur l'instant, l'homme aux Sharingans en aurait presque oublié la menace qu'il représentait pour le gouvernement mondial. L'instant de spiritualité absolu. L'harmonie et la douceur de la tranquillité. Lui plus que quiconque appréciait ce genre de moments. il n'avait pas de "chez lui" ou il pouvait se reposer, de plus, le monde animé par le gouvernement, avait fait de lui un criminel.
Tiens, voilà ce qu'il aurait du répondre à Hanami... Non, bien sur. Répondre une chose pareille était plus dangereux qu'autre chose. Il l'appréciait, même plus que ce qu'il aurait pu penser, certes, mais prendre un tel risque ? Non.

Il siffla pour appeler sa monture et retourna au nord, vers Rochesainte, ou une bonne nuit de sommeil l'attendait. Mais il avait quelque chose d'important à faire avant. Furtivement, en essayant de se dissimuler au mieux, le ninja se rendit au chantier naval. Il y trouva un chef de chantier à qui il demanda des informations sur l'achat d'un navire.
L'homme lui expliqua tout ce qu'il y avait à savoir au niveau des styles de bateaux, des tarifs et des diverses utilités que chacun des navires pouvaient avoir. Le contre maître le mena à l’intérieur d'un entrepôt, présentant les modèles. Il ne fallut que peu de temps au ninja pour apercevoir un type de navire qui lui plaisait. Une coque assez plate un mat assez haut et robuste pour y placer une voile solide, lui permettant de fulgurantes accélérations à la prise du vent. Il pouvait en apparence supporter de lourdes charges, car il était à l'origine conçu pour le commerce. Une capacité qui lui permettrait d'y poser de nombreux aménagements.
Il pointa du doigt, l'objet de sa convoitise, indiquant ainsi au chef du chantier ce dont il aurait besoin.

- Celui là ? C'est une Gabare, vous avez tout le descriptif en dessous.

Le ninja avait déjà tout lu. A vrai dire, son choix était même déjà fait. Il demanda lorsqu'il pourrait en acheter un, le plus tôt aurait été le mieux.

- Ecoutez, ce n'est pas le modèle le plus compliqué à construire, d'autant plus que nous avons déjà les bases de la quille en réserve. Nous n'avons pas d'autres commandes pour le moment. En y plaçant huit de mes artisans je peux vous le préparer pour dans cinq jours.
- Ce serait parfait. Merci beaucoup.
- Souhaitez vous le récupérer à un endroit précis ? demanda le maître artisan.
- Comment ça ?
- Lorsque le bateau sera fin prêt, nous effectueront sa mise en eau. Notre fabrique offre à la clientèle, un test de sûreté autour de l'île par l'un de nos experts, ce qui veut dire que vous pourrez récupérer votre navire ici même, à Port Vignerouge ou à Forgevieux. Même si le bateau à été construit ici.

Quelle belle opportunité. rester dans ce village était dangereux pour le ninja.  Et l'accès à Forgevieux lui était désormais compromis, il s'agissait donc d'une chance pour lui.

- Port Vignerouge serait parfait.
- C'est entendu ! Votre bateau sera amarré dans cinq jours au port de Port Vignerouge.

Après avoir reçu une ribambelle de papiers en tout genre, et s'être accommodé de la facture qu'il paya aussitôt, le ninja retourna à l'auberge ou il avait sa chambre.
Il posa sa bestiole aux écuries de la taverne, et monta dans sa chambre, pressé de se prélasser sous l'eau chaude et de profiter des draps propres. Il fit tourner la poignée avant de s’apercevoir que sa peste de voisine faisait la même chose. Quel bon timing ! Ou plutôt mauvais... Que fallait il dire dans un cas pareil ?
Les deux voisins étaient gênés.
Itachi conserva le silence, après tout la jeune femme avait piqué une crise toute seule, si elle voulait parler, elle viendrait, mais pour être honnête, le ninja espérait que la crise passerait au plus vite.
Elle s'avança près du déserteur, cessant de crocheter son verrou pour rentrer dans sa chambre. Elle se posta devant lui, hésitante.

-Je...

Plus qu'hésitante même. elle ne trouvait plus ses mots. L'homme aux Sharingans était loin de penser que leur altercation avait eu un tel effet chez la jeune femme. Mais c'était bien connu... Chassez le naturel, il revient au galop !

-Je me suis un peu emporter tout à l'heure, mais en même temps si tu étais moins sceptique je ne me serais pas comporter ainsi ! Il faut faire confiance aux forces de l'ordre ! Rappelle-toi bien ça Squall !
- Je respecte ton avis, mais je ne suis pas de ceux qui croient en le gouvernement mondial.

Elle n’apprécia guère ce commentaire. Tout comme le ninja trouvait assez ridicule sa tentative d'approche en prétextant de fausses excuses. La situation n'avançait pas. Hanami était de mauvaise foi, et le ninja n'était pas réceptif au premier pas de la jeune femme. Il abaissa la poignée et pénétra dans sa chambre. Avant de refermer la porte devant les yeux à la fois outrés et déçus de sa voisine, il lui adressa un dernier mot :

- Tu veux peut être rentrer un moment ? Il marqua un temps et ajouta. Ou nous pouvons rester chacun dans notre coin à défendre nos idéologies... A toi de voir.


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Boa Hancock

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Jeu 17 Juil - 21:18

-Je respecte ton avis, mais je ne suis pas de ceux qui croient en le gouvernement mondial.

C'était quoi cette réponse ! Oui, j'avais joué sur ma mauvaise fois pour passer outre les excuses qu'il attendait très certainement mais tout de même ! Il aurait au moins pu sourire ! Après tout j'étais restée fidèle à moi-même. Je venais de faire du grand Boa Hancock et il n'avait même pas daigné avoir ne serait-ce qu'une minuscule réaction qui pourrait me faire comprendre qu'il n'avait aucune animosité à mon égard. Comment devais-je réagir maintenant ? Je ne pouvais tout simplement pas m'excuser pour avoir dit des choses que je pensais toujours. Mais je n'eus pas le temps d'y réfléchir. Squall ouvrait déjà la porte de sa chambre alors que nous n'avions pas résolu cette situation de gêne qui s'était installée entre nous deux. Était-ce sa façon de me dire qu'il ne voulait plus que je l'accompagne dans sa visite de l'île ? Il entrait dans la pièce tandis que je me torturais l'esprit pour trouver une pirouette, une échappatoire, un gain de temps. Et tout ça pourquoi ? Squall n'était qu'un inconnu rencontré quelques jours plus tôt. Pourquoi m'étais-je attachée à lui ? Pourquoi voulais-je tenter de garder un contact avec lui ? Une réaction normale de ma part lui aurait été de l'éconduire sans autre forme de procès mais non, je restais là avec l'air d'une cruche à tenter de le retenir. Je me repris alors et je décidai de retrouver mon attitude habituelle. Je m'apprêtais donc à tourner les talons quand il me dit :

-Tu veux peut-être rentrer un moment ? Ou nous pouvons rester chacun dans notre coin à défendre nos idéologies... À toi de voir.

C'était tout vu. Je n'eus même pas besoin de réfléchir. Ma bonne résolution partit en fumée et je m'engouffrai dans sa chambre avec lui. Je rouvris alors le dialogue sur le ton de la plaisanterie :

-Si j'avais su qu'un jour tu m'inviterais de ton plein gré dans ta chambre je n’aurais pas fait autant d'effort à Forgevieux !
-Si j'avais su qu'un jour tu défendrais la Marine corps et âme, je t’aurais probablement ignoré ! me répondit-il en me regardant avec un sourire taquin.

Je fit alors une moue désapprobatrice mais je répliquai aussi vite sans me laisser décontenancé et sur un ton aguicheur :


-Comme si tu pouvais m'ignorer de toute façon.

Il secoue la tête amusé.

-Tu n'as peut-être pas tort. J'avais déjà fait attention à Port Vignerouge, à cette jeune femme qui s'amusait sur une balançoire...
-Oh ! Vraiment ? Je ne...


Je m'interrompis brusquement. J'avais été flattée et j'étais sur le point de me laisser aller à la niaiserie. Il fallait que je me ressaisisse. Je repris alors toujours en plaisantant :

-Ahlala si j'avais su ! Je me serais empêchée tellement de désagrément !
-Je me demandais juste qui pouvait être assez folle pour faire de la balançoire à plus de vingt ans.


*Aïe, ça c'était dur !* Et dire que je risquai de subir ça, juste après m'être un peu trop attendrie. Je le vivais un peu mal mais je le laissais gagner pour cette fois. Sur le coup, je n'avais vraiment rien d'autre à ajouter.

-Bon tu avais quelque chose à me dire ?
-Pas particulièrement. Je t'ai peut-être ouvert la porte, mais c'est toi qui est venue vers moi.
-Et que voudrais-tu que je fasse
, dis-je en m'approchant dangereusement de mon acolyte, il voulait jouer ? Nous allions jouer !
-Et bien peut-être commencer par me dire si tu as réussi à obtenir des informations sur nos recherches...
-Tu es sûre ? Je me penchai alors vers lui et lui murmurai à l'oreille. Parce que j'ai plein d'idée pour m'excuser, c'est bien ce que tu voulais non ?
-Tu admets donc que des excuses sont nécessaires ?

Il était resté impassible. C'était tellement décevant ! Je m'éloignais donc, je n'avais même pas le loisir de jouer avec lui.

-T'es pas drôle, tu pourrais au moins paraître troublé. Je m'assis sur le lit et je croisai mes jambes. Bon, je pense avoir trouvé des choses sur nos recherches mais je ne suis vraiment pas sûre...
-J'admets être curieux de savoir jusqu'où tu serais capable d'aller, mais tout de même pas assez pour vouloir vraiment le découvrir... Il marqua un temps et reprit. Je pense avoir moi aussi découvert quelque chose de très intéressant...
-C'est dommage
, répondis-je, désinvolte, je suis sûre que je pourrais t'apprendre des choses. Enfin, passons, quelque chose de "très intéressant" ?
-Je pense avoir compris lune partie de l'énigme. Celle qui correspond au troisième Cyrillique, mais je ne peux pas t'expliquer maintenant. J'ai besoin d'une carte de l'île pour ça.


Je lui souris alors malicieusement, je soulevai ensuite mon manteau de voyage et dévoilai ma petite sacoche. Je l'ouvris et sortis plusieurs feuilles de papier.

-Tu en as de la chance d'avoir une partenaire prévoyante ! Voici la carte de l'île !

Je lui présentai la feuille correspondante en lui adressant un clin d'œil complice. Squall était surprit. Il sourit légèrement avant de me féliciter.

-Une carte de l'île, c'est très bien pensé.

Il l'observa un moment en silence puis lui expliqua ce qu’il avait compris. J'écarquillai les yeux et tirai une nouvelle feuille. C'était pourtant juste sous nos yeux et nous n'avions rien compris ! Je me sentais tellement stupide tout à coup ! La solution était si simple que s'en était presque décevant. Cependant je prenais tout de même le temps d'expliquer ma théorie à Squall.

-Regarde ce que j'ai trouvé. Il y avait un tableau dans la forteresse, un tableau représentant un homme qui pointait ce triangle du doigt, il disait avoir découvert quelque chose qui pourrait changer le monde ! Ça pourrait avoir un lien !

Je mis ensuite la carte et le dessin du triangle en relation !

-C'est ça ! m’exclamai-je. Je crois qu'on a trouvé une partie de la solution !

Nous étions tous deux satisfaits de nos découverte. La gêne était retombée  et nous passions quelques temps à discuter sur la journée que nous avions passé. J'avais énormément besoin de me défouler après avoir passer une atroce journée en compagnie de ce cher Meynard. Je lui décrivis donc le phénomène en faisant bien attention de ne laisser aucun indice sur ma condition de Marine. Très vite il comprit pourquoi cet individu était si insupportable et j'eus le loisir de cracher tout mon venin. Une fois notre conversation terminée et comme la nuit était déjà bien entamée, je repartis dans ma chambre pour me reposer. Le lendemain allait être une journée épuisante à n'en pas douté.

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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Dim 27 Juil - 12:56

Effectivement, la solution était d'une simplicité évidente. Quoi que ce n'était pas tant une affaire de simplicité mais juste d'observation. Il suffisait d'une carte de l'île pour comprendre définitivement le principe, et très probablement la clé de l'énigme. Ceci étant, bien qu'il savaient désormais avec quasi certitude les emplacements des fameuses "portes de l'histoire" et des tout aussi fameuses "portes de l'ombre", ils ignoraient ce qu'ils y trouveraient. Et c'était finalement ce point précis qui était le plus agréable. Depuis leur rencontre ils ne pouvaient que ce demander ce qui se trouvait derrière ces portes, il ne manquait plus qu‘une nuit avant de le savoir enfin.
Cette joyeuse découverte eu un effet bénéfique pour la cohésion de cette équipe. La dispute précédente, et l'ambiance maussade qui régnait laissa place à une camaraderie naturelle et à une joyeuse complicité.
Ce qui était tout à fait amusant, c'est qu’en y réfléchissant le ninja et la femme reptile semblaient être un couple, racontant leurs aventures journalières. Laz jeune femme semblait avoir un immense besoin de vider son sac après son entrevue détestable avec un homme du nom de Meynard, insupportable visiblement. Ils passèrent un moment à discuter et à raconter toutes sortes d'inepties, inutiles mais non désagréable sur leurs journées.

La lune déjà bien haute dans le ciel étoilé d'Autumn Forever, la jeune femme se leva et sortit de la chambre en souhaitant bonne nuit à son partenaire. Ce dernier se déshabilla et tourna le robinet de la douche, et se prélassa un moment sous l'eau chaude. Il sortit, s'essuya, et s'allongea sous les draps propres de son lit. Il réfléchit un court moment sur ce qu'il allait découvrir le lendemain, laissant voguer son imagination, jusqu'à ce que celle ci laisse place aux rêves de la nuit.  


***


En se levant le matin, Itachi ne vit même pas le soleil. Seul le bleu ciel commençait à apparaître. Il ouvrit ses volets et profita de la vue de sa chambre. celle-ci ne donnait pas sur la mer, mais sur le versant « terre » de l’île. Sur les reliefs rouges de cette île absolument somptueuse. Le ciel était d’un bleu parfait. Encore légèrement sombre, mais sans un seul nuage. Pourtant, dans cette pénombre apaisante, rayonnait déjà le flamboiement des feuillages au teint si particulier.
En bon ninja, Itachi bondit de sa fenêtre, grimpant le mur de l’auberge pour s’assoir sur le toit et contempler la beauté du paysage. Les rares passants auraient pu le prendre pour un fou. Nombreux étaient ceux qui admiraient le paysage maritime pour ses flots calmes et sa couleur profonde. Lui, tournait le dos à l’océan préférant admirer les plaisantes merveilles du vallon. Il était comme ça, préférant de loin la montagne à la mer. La sérénité du chant des oiseaux perchés dans les arbres, plutôt que les sauts joyeux des dauphins accompagnant la douce rythmique des vagues  
Perdus entre ses pensées et le spectacle, il finit par se lever de cette toiture humide et retourna à sa chambre. Il se passa un rapide coup d’eau sur le visage, et effectua sa toilette matinale quotidienne.

Il descendit les escaliers pour atteindre la grande salle de réception, ou se trouvait déjà le barmen et une jeune femme qui s’attelait aux nettoyage des tables de bois.
Quelle ne fut pas la surprise de voir Hanami descendre les escaliers aussi tôt ! L’horloge affichait six heures cinquante et une minutes. Déjà la belle semblait prête pour cette journée. Il se saluèrent poliment et commencèrent à blaguer sur leur caractère matinal, oubliant même complètement la dispute de la veille.
Elle sortit de sa calebasse qu’elle portait en lanière à l’épaule, la carte de l’île qu’il examinèrent une nouvelle fois ensemble.

- Donc nous disons : «  Au cœur d’Atria les portes de l’histoire se dissimulent.  Les portes de l’ombre, au cœur du troisième cyrillique. » Par quoi veux tu commencer ? Demanda-t-il à sa partenaire avec un sourire enthousiaste.

- Eh bien… Elle examina la carte consciencieusement avant de répondre. Si nous avons vu juste, le cœur d’Atria est un peu plus près en suivant la route. Mais à travers forêt, c’est le troisième cyrillique qui est le plus près. Je pense que nous aurions tout intérêt à commencer par les portes de l’ombre. Qu’en penses tu ?

- L’un dans l’autre nous irons aux deux. Mais d’un point de vue pratique, il vaut mieux commencer par les portes de l’ombre effectivement.

- Tu as une idée de ce que nous y découvrirons ? Demanda-t-elle.

- Pas la moindre. Mais pour la première fois depuis très longtemps, je frissonne d’excitation.

Et c’était vrai. Itachi était un homme calme et réfléchit. Il ne s’emballait jamais pour rien, et restait toujours maître de soi. Mais cette fois, la curiosité et l’envie de découverte mêlée à la récompense certaine d’une fabuleuse énigme lui faisaient émerger des sensations de jeunesse et de hâte.
La jeune femme roula la carte, et la rangea délicatement dans son petit sac. Ils sortirent ensemble de l’auberge, et détachaient leurs montures des œillets.

- C’est l’excitation qui t’as fait te lever à cette heure là ? Demanda-t-il non sans un brin taquin.

- Ne me compare pas à toi, je ne suis pas excitée comme une puce !

- Ce doit être l’âge dans ce cas qui te fait te lever si tôt. Ajouta-t-il en la regardant dans les yeux.

Elle tira une grimace en lui accordant une moue de mauvaise grâce et ajouta simplement « méchant !» . Elle était tout aussi excitée que le ninja, mais ne voulait pas l’admettre. Finalement c’est peut être cette mauvaise foi incontestable qui faisait de leur équipe un duo prometteur.  Cette entente si particulière était un atout de poids.
Ils montèrent sur leurs montures respectives. L’une armée d’un bel étalon, l’autre d’un poulet improbable, et se regardèrent avant le départ.

- On sait tout les deux ou on va n’est-ce pas ? Lui demanda-t-elle.

- Evidemment.

Elle ne put s’empêcher de sourire et même de lâcher un petit rire, et très amusée elle regarda le ninja avec un air qui en disait long.  Comme une enfant égayée, elle lui proposa ce qu’elle attendait depuis leur première investigation en équipe.

- Revanche ?


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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Jeu 4 Sep - 23:33

Je n'eus même pas besoin d'éperonner Torpen pour qu'il parte à toute vitesse. De toute évidence, cet instant lui tardait tout autant qu'à moi. Il se déplaçait dans la forêt avec une grande dextérité. Se frayant un chemin à des endroits où je n'aurais jamais cru que nous pourrions passé et tout ceci au grand galop. J'avais l'impression que ça rage de vaincre était bien plus forte que la mienne et dieu sait si elle est énorme. Je regardais autour de nous. La volaille supersonique nous talonnait. Je chuchotais à l'oreille de Torpen sa position et le félicitait pour son départ canon. De son côté, il ne faiblissait pas. Il tenait très certainement à gagner cette course. Son honneur d'étalon avait dû gravement être entaché lorsque qu'une poule géante avait décidé de le battre à la course. Le château était en vue.

-Encore un dernier petit effort, Torpen, lui murmurais-je.

Il entreprit un galop au rythme encore plus soutenu. Je pensais qu'il était déjà à son maximum et pourtant, il était encore capable d'accélérer.Malheureusement, j'avais trouvé un qualificatif qui allait comme un gant à la compagne de Squall. Eux aussi avait accéléré, à tel point que nous nous retrouvions côte à côte. Torpen accéléra encore. Nous dépassions alors lentement mais sûrement nos adversaires et alors que j'étais maintenant assurée de la victoire, mon compagnon de route m'adressa un sourire triomphant. La volaille accéléra de nouveau et malheureusement, Torpen ne put suivre le rythme. Alors que Squall descendait de sa volaille en attendant notre arrivée. Torpen s'arrêta brusquement, manquant presque de me faire chuter. Il renâcla avec colère et je fus obligée de descendre. Perdre une nouvelle fois ne lui avait décidément pas plu. Je n'étais pas plus heureuse que lui d'ailleurs. Le sourire vainqueur de mon compagnon de route m'avait laissé un goût amer. Pourtant j'avais moi même reconnu ma défaite. Torpen avait atteint ses limites. S'il avait encore tenter d'accélérer, je n'osais pas imaginer ce qu'il aurait pu se passer. Je tentais donc de le calmer avec magnanimité mais il était beaucoup trop agité. Il ne voulait pas se laisser calmer. Il se cabra alors. Il voulait me prouver sa supériorité... Comme si j'allais le laisser faire. Alors que Squall s'approchait, j'attrapai sa bride  au vol et l'amenai à moi. Je lui tournai la tête de façon à ce qu'il me voit bien et lui dit :


-Maintenant ça suffit ! Oui tu as perdu ! On a perdu, ça ne m'enchante pas plus que toi ! Mais il va falloir que tu comprennes que tu as atteint tes limites ! Un chocobo est plus rapide qu'un cheval ! Même si ce cheval c'est toi ! Alors cabre-toi encore une fois comme ça et tu vas m'entendre !

Il renâcla une dernière fois en signe de mécontentement mais il était calmé. Je soufflai de soulagement et me tournai vers Squall.

-Toi, tu as interdiction de me parler pendant au moins une heure !

Il me regarda avec des yeux ahuris comme si ce que je venais de dire était complètement insensé. Pour être franche, je savais que ça l'était. Mais j'avais l'impression que chacune des paroles qu'il prononcerait seraient empreintes du son jubilatoire de la victoire. Et ça, je ne l'aurais pas supporter.
Nous avançâmes alors vers le château. C'était une espèce de fort dont la formation ressemblait étrangement aux bâtisses de Rochesainte. C'était la première fois que deux structures, à des endroits différents de l'île, avaient la même formation. D'ores et déjà, j'étais intriguée. La forteresse semblait abandonnée, les alentours étaient déserts. Je ne voyais aucun aménagement pour les chevaux, même la forêt n'avait pas été établie en une lisière qui mettrait en valeur ce château. Peut-être était-ce ce que les écritures entendaient par "portes de l'ombre" : un endroit confiné et loin de tout... Mais tout de même ! La nature n'avait pas pris possession de ce fort. Il était donc évident qu'il n'était pas désaffecté. Ma curiosité était de nouveau piquée au vif. Alors, sans plus attendre, j'entrais dans le château fort.
Il n'y avait rien de bien extraordinaire à l'intérieur, pire, c'était même dépourvu de mobilier. Squall me retrouva à l'intérieur après avoir fait le tour de l'extérieur de l'énorme bâtisse. Il fut aussi étonné que moi de l'immensité et de la sobriété des lieux. Notre travail d'investigation n'allait finalement pas être bien long... Il n'empêche que nous l'entreprenions tout de même. Nous passions de salle en salle inspectant minutieusement chaque parcelle de mur. Nous ne savions pas nous même ce que nous recherchions ; une inscription ? un passage secret ? Nous ne savions pas ce qu'était ces fameuses portes de l'ombre et nous tentions de les trouver totalement à l'aveuglette. En fin de matinée. Nos fouilles étaient restées improductive. Sans demander son accord à mon compagnon, je décidais qu'il était temps de manger. Quelque peu déçus par ce château dépourvu de tout intérêt, nous partîmes dans la forêt alentour pour entamer les mets que nous avions acheté à l'auberge. Alors que nous commencions à nous restaurer, j'engageais la conversation.


-Bon... lâchai-je presque blasée, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Il regarde la montre qu'il ne portait pas au poignet et répliqua :

-Une heure tout pile. Quel timing ! la crise est passée ?

Je lui fis une moue à la fois désapprobatrice et outrée.

-Si c'est pour me faire une telle remarque autant que je reste en crise...
-D'accord ! À dans une heure !


Cette fois je lui lançais un regard scandalisé. Comment osait-il me répondre ainsi. Il était vrai que je l'avais sûrement mérité. Mais il devrait comprendre à quel point c'était dur pour moi de perdre deux fois d’affiler.

-Je te rappelle que c'est entièrement de ta faute si j'ai cette "crise" comme tu dis ! T'aurais pu me laisser gagner franchement !
-À vaincre sans périls on triomphe sans gloire, ça te dis quelque chose ? Où est l'intérêt de gagner si l'adversaire t'offres la victoire ?
-Hmmm Si je ne perds pas, je ne risque pas de faire de crise et tout le monde est content
, mentis-je éhontément.
-Dans ce cas ne prend pas le risque de lancer des défis... Il y aura toujours un gagnant et un perdant !

Il me regarda en inclinant légèrement la tête et en me lançant un tout petit sourire et ajouta :

-Dommage qu'à ce petit jeu, je sois plus fort que toi.

Et voilà, je le savais, cette inclinaison, ce petit sourire, même le ton de sa voix... Tout transpirait la jubilation ! Voilà pourquoi je lui avais interdit de parler. Mais bien sûr ça n'avait pas suffit ! Il avait fallu qu'il me montre sa sois-disant supériorité. Supériorité que je m'empressais de rabaisser à son plus bas niveau :

-J'aime les défis ! J'y suis pour rien, je ne vais pas dissimuler ma vrai nature ! Et tu n'es pas plus fort ! Ta poule l'est.
-Dans ce cas soit gentille, et prends en toi à "la poule" comme tu dis.
Il se mit à rire tout seul et ajouta. N'est ce pas encore plus gênant d'être vaincu par une poule ?

Il venait de soulever un point que je n'étais pas à même de contrer ! C'est qu'il avait raison, il était d'autant plus humiliant d'avoir été battu par une poule !

*Un chocobo... C'est un chocobo... Ce n'est pas juste une poule !* répétais-je en mon fort intérieur pour me rassurer.

Et alors que j'allais répliquer quelque de totalement vide de sens j'eus une illumination. J'avais utilisé le mot "dissimuler" et ça avait fait tilt ! Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ! Il y avait bien des choses dissimulées sur cette île et je les avais même répertoriées sur une carte !


-Les souterrains !
-Excuse-moi ?
-Les souterrains, Squall, n'est-ce pas évident ! Nous ne trouvons rien dans ce château car il y a des souterrains. Les portes de l'ombres doivent être sous nos pieds ! Aller lève-toi, on y va !


Je ne lui laissais même pas le temps de finir de manger. Je ramassais nos affaires et l'entraînait à l'intérieur du fort. Nous reprîmes alors nos recherche avec un but bien précis. Et alors que nous cherchions dans la dernière pièce du rez-de-chaussée, Squall mis son oreille à terre. Je le regardai alors avec un sourcil levé me demandant ce qu'il fabriquait. Il donna quelques coups au sol tout en écoutant. Il se releva ensuite et me dit :

-Ça sonne creux en dessous. Il doit y avoir une trappe ici, il ne reste plus qu'à la trouver.

Spoiler:
 

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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Lun 8 Sep - 22:52

Il s’agissait toujours du même scénario. Un duel plus qu’amical témoignant de la chaleureuse camaraderie qui s’était installé entre eux. Une victoire pour le ninja, la seconde, qui finalement ne prouvait en rien une quelconque supériorité, sinon celle des Chocobo sur les chevaux. Et une Hanami extrêmement sensible à la défaite qui offrait un délicieux boudin à son collègue de mission.
Au moins elle faisait la paire avec le canasson qu’elle montait. Victime de surcroit, après une double défaite douloureuse contre un volatile venu de nulle part.
Cabrant, et Hennissant de tout son cœur, il devenait insupportable pour lui d’admettre la défaite. Surtout face à un adversaire pareil. La grosse poule d’ailleurs, qui d’un regard inexpressif appréciait la caresse de son maître. Perdu dans le vague ou peut-être tout simplement un peu arriérée, elle gloussa avec un regard un peu ahuri, et commença à picorer les quelques graines qu’elle pouvait espérer trouver au sol.

Un spectacle qui devait avoir de quoi énerver encore plus l’équipe adverse, qui ruminait dans un coin. La jeune femme parlait à sa monture, en essayant de la calmer, et peut-être même, de se calmer soi même. Une fois son but premier fait, elle s’approcha du ninja, à qui elle imposa une règle simple.

- Toi, tu as l’interdiction de me parler pendant au moins une heure !

Avec de grands yeux, Itachi resta silencieux, préférant respecter les conditions de cette bougre de gamine. Il secoua la tête, et repensa au fait qu’elle avait elle-même relancé ce défi. Quel scandale tout de même ! Perdre à la course, comment allait-elle pouvoir faire pour s’en remettre ? Le battre à la course ? Chimère trop présomptueuse, qui ravageait son orgueil par deux fois, dans cette marche silencieuse vers la forteresse convoitée. Le ninja laissa couler, quand sa crise lui passerait, elle reviendrait d’elle-même, se disait il. Une marche silencieuse donc, dans une ambiance quelque peu tendue, mais dans un cadre somptueux. Les teints de la forêt qui rayonnaient dans une explosion de couleurs automnales et  chaudes, et de nature éternelle. Les rayons du soleils filtraient les feuilles donnant une couleur rouge orangée à l’atmosphère. Un spectacle fabuleux, qui suffisait au déserteur malgré ce silence agaçant.
Il joignit l’utile à l’agréable, profitant de cette tranquillité absolue rythmée par un silence bienveillant. Les bruits naturels des feuilles tintant aux carillonnement du souffle de la bise. Cette terre pale, et respectueuse. Forte et robuste, sur laquelle jaillissait de nombreux arbres centenaires, fièrement érigés dans ce bois de plus en plus luxuriant. Les oiseaux, virevoltants de branches en branches, allant jusqu’à pousser la chanson, d’un havre aussi exceptionnel. Les papillons flottant dans les airs, les fourmis s’activant à la tache, les paons, que l’on pouvait voir bondir au loin de temps en temps. Si il en avait eu le pouvoir, Itachi aurait arrêté le temps, pour pouvoir s’effondrer au sol et ne faire plus qu’un avec la nature. Fusionner avec cette forêt imperturbable, et vivre dans un silence éternel, loin de tout les mensonges et les complots que l’homme, la plus terrible créature au monde, s’efforçait de pratiquer chaque jour. La vie était parfois si compliquée et si dure, alors que la nature respectait les règles de simplicité pour offrir un environnement proche du paradis.
Dans le fond, le ninja espérait vraiment que sa camarade ne soit pas frustrée au point d’en ignorer les merveilles que la planète offrait. Si gloire de victoire elle n’obtenait, qu’elle profite au moins de ce charme et de cette beauté infinie.

Mais comme toutes les meilleures choses ont une fin, les arbres s’écartèrent comme pour créer un portail, face auquel se trouvait un château. A l’abandon,
Silencieux comme un cimetière, et dans lequel, à l’instar de ces lieux de repos éternel, devait être enfoui certaines choses, que les deux compères s’efforceraient de retrouver.
Une première investigation débuta, une phase de recherche qui n’aboutit à rien, et qui se concluait d’un repas bien mérité. Puis au bout de ce qui devait faire une heure, la belle brune, se décida à faire le pas de la parole. Elle s’adressa à son compère, qui se délecta de jouer la carte de l’ironie et de l’arrogance.
Oh que non, cela ne lui correspondait pas. L’ironie était un art subtil, qu’il aimait pratiquer de temps à autre, lorsque de belles opportunités comme celle là se présentaient. Mais la vanité… Non, il était quelqu’un de très humble, le genre de personne qui ne se venterait jamais de ses capacités, préférant analyser pour mieux comprendre et progresser. Mais dans un cas pareil, avec une compagnie pareille, quel ne fut pas le plaisir de jouer la carte du mauvais gagnant ! Quoi que son argumentation ne lui donnait pas réellement tort. Dans l’absolu il avait même raison.

- À vaincre sans périls on triomphe sans gloire, ça te dis quelque chose ? Où est l'intérêt de gagner si l'adversaire t'offres la victoire ? Lui lança-t-il, après une fade explication de la jeune femme.

Alors soit, perdre l’enrageait, et gagner lui laissait le luxe d’être de bonne humeur. Et peut-être même un peu fière… Itachi l’imaginait à merveille ainsi. Mais une victoire était un mets raffiné qui se méritait. Et aussi calme et respectable était l’homme aux Sharingans, il n’en restait pas moins un compétiteur de première catégorie. Jouer, oui, mais offrir la victoire à l’adversaire ? Jamais. Il avait grandit dans un environnement où le conditionnement au culte de la compétitivité était exacerbé. Lui qui avait eu la chance de naitre avec de très bonnes capacités athlétiques, était en plus doté d’un caractère de stakhanoviste fini. Le travail ne lui faisait pas peur, et de fait, se battre était une institution qui coulait dans ses veines. Accepter la défaite ne lui posait aucun problème, à la condition que la partie se soit déroulée dans les règles de l’art. Être le plus fort, ne lui était pas toujours offert, mais grandir de ses échecs était une notion clairement assimilée. Ce n’était visiblement pas le cas de la belle, même en ce qui concernait un jeu de bambins.

- J'aime les défis ! J'y suis pour rien, je ne vais pas dissimuler ma vrai nature ! Et tu n'es pas plus fort ! Ta poule l'est.

C’était un fait. Ce n’est pas Itachi qui l’avait emporté, mais bien sa monture. En ce point ci, il n’avait rien à dire. Donner des ordres et manœuvrer était simple, courir une longue distance avec un homme sur le dos l’était beaucoup moins. Mais paradoxalement, il devait être bien plus dur pour la jeune femme de l’admettre.

- N'est ce pas encore plus gênant d'être vaincu par une poule ?

Elle grommelait d’agacement, faisant les cents pas, pour contenir une pseudo rage. Et devait probablement se maudire d’avoir qualifié la monture adverse de bête pondeuse plutôt que de Chocobo. Peut-être même essayait elle de se convaincre qu’il ne s’agissait pas d’une simple poule. Un tumulte psychologique amusant, et qui eut le luxe d’offrir un déclic à la jeune femme.

-Les souterrains !

-Excuse-moi ?

-Les souterrains, Squall, n'est-ce pas évident ! Nous ne trouvons rien dans ce château car il y a des souterrains. Les portes de l'ombres doivent être sous nos pieds ! Aller lève-toi, on y va !

Elle força le pas, fière de sa découverte. Et il y avait de quoi. L’usage d’un simple mot, lui avait fait prendre conscience de choses pour le moins évidentes que le duo avait jusque là ignoré.

La fouille fut un peu plus convainquante cette fois ci. L’oreille au sol, Itachi tapa des phalanges les blocs servant de carrelage et remarqua une nette différence de tintement. D’un son lourd à un son plus doux. Du compact à la finesse. Elle ne s’était pas trompée, il y avait la dessous des vestiges, où au moins une antichambre.
Après avoir situé avec approximation le passage, le ninja se releva, et déduit de ce qu’il manquait à faire.

- Il doit y avoir un mécanisme quelque part. Il ne reste plus qu’à le trouver.

Son acolyte se mit à sourire. Un sourire espiègle, qui malgré cela, n’en restait pas moins charmeur et qui aurait de quoi envoyer plus d’un homme à terre. Elle s’avança là ou le ninja lui avait indiqué le passage du souterrain, et se positionna bien droite.
Il fallait plus qu’un simple coup de talon pour briser ce roc. Certes il était plus mince que le reste, mais tout de même assez épais pour supporter les sauts de deux jeunes personnes. Même avec les poids supplémentaires de Torpen et de la fameuse poule, le sol résisterait. Il valait mieux avoir de la suite dans les idées, si la jeune femme voulait éviter la case du mécanisme caché.
Mais le spectacle qu’elle s’apprêtait à offrir à Itachi, promettait d’être phénoménal. Elle sortit de son dos, une sorte de corde, en lacets, reliés par un manche de cuir. Une espèce de fouet, aux propriétés d’un grand martinet. Elle laissa tomber les lanières aux sol, et les fit caresser le sol délicatement.

Soudainement elle bondit, et s’envola presque tant le saut paraissait exceptionnel. Tout le long de son ascension aérienne, elle s’offrit de belles cabrioles vrillées, laissant sa longue chevelure noire  flotter dans cet espace vide. Une fois le pic d’altitude atteint, elle agita son fouet d’une main ferme, et le fit claquer violement au sol.
Violement n’était pas le mot adéquat. Ce qu’elle venait de faire, relevait de l’exploit. Digne d’un roman fantaisiste absurde. Une fable pour les enfants, un comte à bercer les jeunes. Les lanières éclatèrent au sol dans un déchainement de claquements, qui fissurèrent la roche, avant de la faire littéralement exploser. Un feu d’artifice de roc, au milieu de la chute maîtrisée de la jeune femme.
Un enchainement à la fois artistique et surpuissant, pour un chemin souterrain qui s’offraient à eux.
Une fois le lourd brouhaha causé par les chutes de pierres, terminé, la jeune femme roula son arme et la rangea à nouveau dans son dos. Laissant un Itachi abasourdi par ce qu’il venait de voir. Casser la roche avec des poings ? Facile. Trancher la roche avec un sabre ? Habituel. Transpercer la roche à l’aide d’un Kunai ou d’un poignard ? Elémentaire.
Mais la faire exploser à l’aide d’un fouet, là, il y avait de quoi admettre du génie.

Voyant que son comparse était ébahi devant sa prestation, la jeune femme s’amusa à rouler des mécaniques et se faire mousser.

- Et ta poule, elle sait faire exploser la roche ? Demanda-t-elle avec une voix pleine de fierté.

Il n’y avait rien à dire. Le jeune homme était bluffé. Une prestation hors du commun et une technique inédite pour une reconnaissance totale.

- Là je m’incline. Admit-il avec bonne grâce.

Il s’abaissa légèrement comme pour une révérence et lui proposa d’ouvrir le pas,  elle qui avait ouvert le passage, là où beaucoup auraient abandonné. Elle accepta l’invitation du ninja, satisfaite de son spectacle et fière de ses capacités. Ils descendirent dans l’obscurité, s’aidant d’une torche de bois allumée, que le ninja arracha du mur.
Une descente vers de formidables catacombes, protégées par ce dédale que l’équipe essayait de franchir, qui les mèneraient, sans le moindre doute, aux fameuses portes de l’ombre…


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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Ven 19 Sep - 20:36

Ces souterrains furent une véritable bénédiction. Non seulement je montrais mon esprit de déduction à ce cher Squall mais en plus je pouvais lui faire une petite démonstration de ma véritable force. Et je m'en donnait à cœur joie ! Je sortis mon martinet plus grand que la moyenne, je caressais les dalles au sol. Ce n'était pas nécessaire mais il fallait bien que je mette en scène cette démonstration. Je me plaçai à l'endroit où Squall avait entendu le son creux et me tins bien droite. Je pris une grande inspiration, fléchis mes jambes pour prendre de l'élan et bondis dans les airs. Enchaînant plusieurs vrilles pour faire virevolter mes cheveux de la façon la plus gracieuse possible, je continuai mon ascension. Puis à mon apogée, je me concentrai sur ma chute. Il allait falloir que je me réceptionne parfaitement tout en brisant le sol. J'avais tout de même été un peu présomptueuse, c'était la première fois que je tentais de briser la pierre dans cette position, sans aucun appui. Mais je devais avoir confiance en ma technique, j'étais précise et puissante à la fois, mes appuis n'avaient rien à voir là dedans. La force de mes bras suffiraient largement à détruire cette pierre taillée bien moins résistante que les parois d'une grotte. Alors, effectuant une dernière roulade dans les airs, j'abattis mon fouet sur le sol et fis littéralement voler en éclat la pierre. Puis je me réceptionnai gracieusement juste à côté du trou que je venais de former. Fière de ma performance, je regardai Squall dans les yeux et lui dis :

-Et ta poule, elle sait faire exploser la roche ?
-Là je m’incline.
Admit-il avec bonne grâce.

Et c'est ce qu'il fit tout en me proposant d'ouvrir la marche. Nous descendîmes alors pour retrouver l'obscurité des souterrains. Seule la torche qu'avait récupérer Squall nous éclairait mais la lumière était suffisante pour voir où nous allions. Le couloir de l'escalier était très étroit laissant seulement la place pour une personne de front. Nous continuâmes à descendre jusqu'à ce que le couloir s'agrandissent et que l'escalier se termine. La pierre taillée continuait de recouvrir chaque parois mais déjà, l'atmosphère semblait plus chaleureuse que dans le château, peut-être à cause des flèches qui nous indiquaient le chemin à suivre.

*Ah misère, pensai-je, alors la carte que j'ai reproduite ne nous servira sans doute à rien... Et moi qui voulait encore clouer la bec à ce cher Squall !*

Bien que cela aurait pu être un piège évident, nous suivîmes tout de même les flèches marchant lentement dans le couloir, nos sens en alerte. Il fallait être à l’affût du moindre indice qui nous donnerait de nouvelles informations sur ces fameuses portes de l'ombre mais aussi du moindre mécanisme qui pourrait nous conduire à une mort certaine. Et enfin, nous y arrivâmes. Une porte immense, à deux battants se dressait devant nous. L'excitation était à son comble. Bien sûr les mots "portes de l'ombre" n'étaient pas inscrits dessus mais nous avions de bonnes raisons de penser que nous étions arrivés à destination. Nous nous consultâmes du regard, un sourire s'étirant sur nos lèvres. Nous hochâmes la tête d'un air entendu puis nous positionnâmes nos mains sur chacun des battants. Après un décompte plus dramatique qu'utile, nous poussâmes les battants et ouvrîmes cette fameuse porte. Ce que nous vîmes fut bien plus que ce que nous attendions. Derrières les portes de l'ombre, contrairement à ce que le nom laissait penser, se trouvait une immense pièce éclairée de plusieurs lustres en or et aux gouttes de cristal. La salle, bien mieux équipée que le château, transpirait la richesse. De nombreux sofas de velours étaient disposés dans la pièce, une cheminée en marbre trônait dans le fond, des tables, des chaises toutes aussi précieuses s'équilibrait de façon harmonieuse. Une grande bibliothèque avait été placée contre un mur. Et sur les tables, des tonnes et des tonnes de fruits, disposés dans des saladiers de verre. Un tableau idyllique en somme. Mais pourquoi ? Pourquoi les portes de l'ombres renfermeraient une telle pièce ? Pourquoi se cacherait-on sous terre ? Il y avait anguille sous roche, et nous allions découvrir de quoi il en retournait.
Nous étions donc repartit pour une longue période d'investigation qui fut vite avortée en raison de la découverte d'une porte bien modeste cachée derrières les grandes tentures qui ornaient les murs. Nous entrâmes dans une pièce beaucoup moins éclairé et beaucoup moins faste. Une vingtaine de caisse étaient entreposés sans rangement particulier dans la pièce tandis qu'un bureau tranchant avec  le reste de la pièce se trouvait en plein milieu. J'observai, les caisses, c'était ce qui m'intéressai le plus mais Squall lui, se dirigea directement vers le bureau, peut-être trouverait-il des choses intéressantes.  De mon côté, je ne pouvais pas être plus malchanceuses, après avoir déplacé les vingt-deux caisses très exactement, il a fallu que je me fasse une raison, aucune des caisses n'était ouverte et pourtant, elles faisaient leur poids. Etant dépourvu d'objet tranchant ou de pied de biche, je me tournai vers Squall le tirant d'une lecture apparemment des plus intéressante.


-Tu n'aurais pas quelque chose pour ouvrir ces caisses ?
-Oh alors tu as déjà montré toute l'étendue de tes talents, quel dommage !
-Cher Squall, je ne vais pas dévoiler tous mes talents d'un coup voyons, que fais-tu de la part de mystère hein ?


Il sourit en secouant la tête. Je le savais, ce n'était pas son genre l'ironie, mais il aimait ce petit jeu que nous avions instauré dès notre rencontre et s'en donnait, lui aussi, à cœur joie. Il sortit ensuite un couteau étrange dont la lame était taillée en losange. Il se plaça devant les caisses et les ouvrit une à une en utilisant ce drôle de couteau comme levier. Alors que mon compagnon continuait son œuvre, nous constations qu'elles n'avaient finalement pas grand intérêt.

-Connais-tu ces plantes ?
-Ce sont des Red Lullaby, des fleurs qui ont la particularité de ne pousser que sur les îles automnales comme Autumn Forever. Je me demande ce que ces caisses font ici.


Effectivement, les premières caisses qu'il avait ouverte était pleine de cette fleur rouge si représentative des îles automnales. Puis quelques caisses plus tard, nous vîmes quelque chose de nouveau. Il y avait dans ces nouvelles caisses un nombre impressionnant de poudre rouge rangée dans des petit sachet en plastique.

-Qu'est-ce que c'est que ça...?
-J'ai peut-être ma petite idée là dessus
, me répondit Squall en se dirigeant de nouveau vers le bureau. Cette lettre m'intriguait déjà avant de voir les caisses mais je n'arrivais pas à comprendre son sens. Mais maintenant que cette poudre rouge est sous nos yeux c'est on ne peut plus clair.

Je lus alors la lettre à voix haute :

-Red Lullaby fleur du soir,
Red Lullaby pour notre bon vouloir,
Red Lullaby poudre du soir,
Red Lullaby pour notre bon vouloir,
Red Lullaby au beau manoir,
Red Lullaby pour notre bon vouloir,
Red Lullaby dernier espoir...

T'y comprends vraiment quelque chose toi ?

-Je pense oui. Après lecture de cette lettre, tout porte à croire que nous avons affaire à une transaction illégale.
-Ah oui, et tu as compris ça, grâce à cette lettre ?
-La fleur du soir, devient la poudre du soir, elle est ensuite acheminée dans un beau manoir. Par contre, je t'avoue que je ne comprends pas la dernière ligne.


J'assimilai la déduction de Squall, c'était plausible en effet. Puis après réflexion, je complétai :

-Alors "notre bon vouloir" serait synonyme de transaction effectuée selon toi ?
-C'est possible. Dans ce cas la dernière partie de la lettre n'a pas encore été accomplie.
-Mais les caisses sont encore ici. Tu penses que le beau manoir serait cette pièce en souterrain ?
-On a tous les deux vu le faste de la pièce précédente, je pense que c'est une hypothèse à ne pas écarter.


Je relus encore la lettre quelques fois. Tout comme Squall, cette dernière phrase m'intriguait. Qu'est-ce qui pouvait être un espoir, un dernier espoir qui plus est ! Était-ce un médicament ? Un médicament qui soignerait une maladie incurable ? Mais pourquoi un médicament serait transporté illégalement ? D'ailleurs, la Red Lullaby faisait l'objet d'un commerce tout à fait légal, alors pour quel raison la vendrait-on au marché noir ou autre ?

*Dernier espoir... me dis-je, non vraiment je ne vois que ça... Pour moi le dernier espoir est la dernière chose à laquelle on se raccroche avant de perdre la vie...*

Je regardais de nouveau Squall qui semblait cogiter de son côté également.


-Je pense que c'est un médicament.
-Ça m'étonnerait vraiment, on ne distribue pas les médicament en poudre dans ce type de sachet.


Il s'approcha d'une caisse de poudre, il prit et ouvrit un sachet au hasard. Il glissa son doigt à l'intérieur et récupéra un peu de poudre. Il porta la poudre à son nez, la sentit puis la goûta du bout de la langue. Après une grimace de dégoût, il me regarda avec un air désolé, sur le visage.

-C'est de la drogue...
-Pardon ?
M'exclamai-je en écarquillant les yeux.

S'il y avait bien une chose à laquelle je ne m'attendais pas c'était bien ça ! Comment une île aussi charmant qu'Autumn Forever pouvait renfermer un trafic de drogue.


-Je ne te crois pas, rétorquai-je. Comment peux-tu être sûr que ceci est de la drogue ?
-Il y a un composant très reconnaissable dans cette poudre. Je connaissais une famille qui l'utilisait comme drogue pour renforcer ses capacités.
-C'est un composant addictif ?
-Assurément.
-Alors c'est une drogue.
-Oui...
-Donc les fameuses portes de l'ombre cachent en réalité un trafic de drogue...


Et comme s'ils voulaient ponctuer ma phrase, des sons se firent entendre. Des bruits de pas, bien sûr. C'était trop beau. Nous étions restés bien trop longtemps sans dérangement, nous aurions dû nous douter que quelqu'un arriverait tôt ou tard. Nous laissâmes alors tout en l'état et tentâmes de nous échapper mais il était trop tard. Nos assaillant, un vingtaine environs, nous attendait au bout du couloir. Nous les avions repérés avant eux, alors nous fîmes rapidement demi-tour et repartîmes nous cacher dans le bureau dans l'espoir de recevoir de nouvelles informations.

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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Sam 20 Sep - 15:28

Red Lullaby fleur du soir,
Red Lullaby pour notre bon vouloir,
Red Lullaby poudre du soir,
Red Lullaby pour notre bon vouloir,
Red Lullaby au beau manoir,
Red Lullaby pour notre bon vouloir,
Red Lullaby dernier espoir...


Les portes de l'ombre... D'une certaine manière il fallait bel et bien s'attendre à quelque chose de louche. Ou au moins à quelque chose qui ne restait pas dans une lignée honnête. Il était toutefois difficile de tirer des conclusions comme celles-ci sans avoir de de réelles preuves. Il y avait toutefois une manière de tirer de plus amples convictions de cette drôle de situation.
Le ninja plongea le doigt dans un des sachets qu'il perfora, et joignit un peu de poudre à ses lèvres. Après un court instant d'hésitation, il mit le contenu dans sa bouche et n'eut plus le moindre doute.
Au cours d'une vieille mission qu'il avait effectué pour Konoha, Itachi s'était déjà retrouvé au cœur d'un trafic de drogue. Un des composants essentiels de la drogue était une substance appelée : monoacéthylmorphine. Facilement reconnaissable au gout légèrement aigre qu'il laissait sur la langue. Un des trois composants médical de l’Héroïne utilisée en médecine, et reproduite pour la drogue du même nom. Il avait obtenu ces quelques connaissances sur le terrain, mais également grâce aux classes de médecine q'il avait suivi durant une longue partie de sa formation. Les poisons, les composants chimiques, les substances illicites, voire corrosives, les plantes, ou encore les dérivés addictifs chimiques.

- Un composant addictif ?

- Assurément. Répondit le ninja.

- Alors c'est de la drogue. Conclut la jeune femme.

Autumn Forver cachait un jeu très espiègle. Un décor paradisiaque, Une architecture riche et un passé historique exceptionnel. Mais des attaques répétés de pirates, entendues par les villageois, et même acceptées. Voici maintenant une surprise de taille : Un trafic d'une drogue, celle d'une fleur exclusive à l'automne, comme un symbole de la prospérité cachée de ce monde. Comment se douter de tels agissements sur une île aussi respectueuse que celle-ci.

*La plus belle ruse que le diable n'est jamais réussi est de nous persuader qu'il n'existe pas...* pensait le ninja.

Il y avait d'ailleurs fort à parier que les deux affaires étaient liées. Une île réputée pour sa notoriété de prospérité ne pouvait connaitre tant de crimes sans qu'il y ait un lien. Ce qu'il y avait d'étrange en revanche, c'est que la Marine sur place, ne s’apercevait de rien. Des incapables ou des pourris. Voila un commentaire qui n'aurait probablement pas plu à Hanami, mais qu'il fallait pourtant tenir compte. Comment diable, de parfaits inconnus présents depuis moins d'une semaine, pouvaient en apprendre autant en cherchant bien, alors que les forces de l'ordre ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez ? Il fallait maintenant établir un lien.
Pirates il y avait, trafic de drogue il y avait. Lier les deux ne devait pas être si difficile... Il leur fallait juste un élément probant, une manière de démontrer efficacement que quelque chose de grave se passait sur cette île, et que tout cela était intimement lié.
C'est alors que le ciel leur offrit d'en apprendre un peu plus. Un escadron, venu d'un autre escalier descendait le dédale, pour arriver devant les caisses pleines. Le duo d'infiltrés se cacha derrière un pan de mur, suivant d'un œil attentionné la scène, et d'une oreille bien fine, les discussions qui en découlaient.
Il y avait une troupe d'une petite quinzaine de personnes. Ils parlaient d'acheminer la marchandise, vers les ports de l'île, et notamment celui de Port Vignerouge. Parmi eux, se trouvaient sept ou huit hommes qui semblaient être vêtus de haillons crasseux propres à la camaraderie de la piraterie. Et il y avait avec eux, quatre autres hommes, beaucoup plus propres, portant de beaux vêtements, d'un style beaucoup plus distingué, Ils se côtoyaient, discutaient ensemble, mais ne venaient vraisemblablement pas du même monde.
Le concept était simple. Acheminer les caisses vers un bateau ou d'autre contrebandiers les attendraient. Cependant, il y avait une récurrence dans leurs paroles. Un nom qui revenait fréquemment, un homme probablement, qui selon les dires, devait arriver d'une minute à l'autre.

- Le Baron Laxus va arriver. Une fois qu'il aura constaté le travail, vous pourrez partir. Expliqua l'un des hommes bien habillé.

La femme serpent eut un geste de surprise. Le ninja se tourna vers elle, qui écarquillait les yeux, et qui semblait plus que perplexe. Apres un court silence, et voyant que sa partenaire ne changeait pas d'attitude, le déserteur la questionna à voix basse pour mieux comprendre ce qui lui arrivait.

- Il y a quelque chose ?

- Le Baron Laxus... Si c'est bien celui auquel je pense, il y a effectivement quelque chose qui se trame ici.

- Tu le connais ? questionna le ninja.

- Demetar Laxus, un fils d'une grande lignée de nobles de Comity Island sur South Blue. Actuel propriétaire du château de Rochesainte...

Ah oui. effectivement, pour une surprise, c'en était une belle. Cet homme partageait ses quartier avec la marine, et était lié à un trafic de drogue. Le bougre n'avait pas froid aux yeux. Il fallait quand même une bonne dose de cran pour tenter un coup pareil, où alors... Il y avait toujours l'hypothèse des marines complices...
Au cours de la conversation, ils en apprirent un peu plus sur ce souterrain, notamment à propos d'une sorte d'usine qui se trouvait plus bas encore. Puis, quelques minutes après ces quelques découvertes, un homme, assez grand, mince et élancé, vêtu de belles parures, à la manière d'un monarque contemporain, descendit les escaliers. La quarantaine, des cheveux bruns, bien coiffés, une canne de style au pommeau sculpté, et une démarche fière.
Il n'y avait quasiment aucun doute. L'homme tant attendu était là. Le ninja se tourna vers sa camarade qui hocha la tête pour indiquer qu'il s'agissait bien de l'homme qu'elle pensait. Ils voulaient établir un lien entre les pirates et la drogue ? Peut-être ce lien était il bien plus improbable qu'ils ne le pensaient...


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Boa Hancock

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Lun 6 Oct - 17:29

Alors ça pour une surprise ! Le baron Laxus était impliqué dans ce trafic. Je pensais pourtant que le propriétaire du château de Rochesainte était quelqu'un de plus respectable que ça… Je me demandais si c’était lui qui avait fait construire ce fort, ça expliquerait sa ressemblance architecturale avec la forteresse de Rochesainte. Toujours était-il qu’il venait d’arriver dans la pièce avec un air contrarié sur le visage.

-Messieurs, nous avons un problème.
-Comment est-ce possible monsieur, nous avons tout accompli comme à notre habitude.
-Ce n’est pas vous le problème, c’est Torpen.
-C’est qui ce Torpen ?
-Ce Torpen est un cheval avec un fort tempérament qui appartient à notre contact à Port Vignerouge et il se trouve qu’il est à l’extérieur du château en ce moment-même ! J’ai d’abord cru que c’était ce dernier mais j’ai vu un chocobo avec lui
, dit-il en insistant sur le mot « chocobo ». De toute évidence les deux nuisances des jours précédents sont de retour.

Squall et moi échangions un regard. Nous n’avions pas pensé à laisser nos montures un peu plus loin pour éviter d’être repérés. En plus de ça, j’avais détruit l’entrée au lieu de chercher le mécanisme qui permettait d’ouvrir cette trappe. Je me sentais tellement idiote, j’avais voulu montrer l’étendue de mon talent à Squall mais je n’avais pas pensé que je devrais peut-être camoufler mon passage. Pendant que je m'auto-flagellai, l'un des sbires mal vêtus du baron pris la parole.

-Leurs canassons attendent peut-être dehors, mais on est pas sûr qu'ils ont trouvé not' cachette M'sieur.
-Ces deux personnes sont ici, à errer dans les souterrains, oui messieurs, dans les souterrains. La trappe a été détruite. Ce fut sûrement une explosion digne des plus grosses brutes. Si vous souhaitez que nous continuions à faire affaire, je vous conseille de retrouver ces deux intrus et les éliminer sur le champ.


Je m'offusquai. Une brute ! Je n'étais pas une brute ! Comment osait-il comparer mon élégante démonstration à l'œuvre d'une brute ! Alors que je ruminais les paroles du baron, les hommes se dispersèrent tandis que le baron se massait le front. Sans doute était-il en train de réfléchir à la meilleure des solutions pour se sortir de cette situation. Il s'assit ensuite à son bureau et commença à consulter ses dossiers. Apparemment le fait que les caisses soient ouvertes ne semblait pas le gêner plus que ça. Il devait sûrement penser que ses hommes les avaient ouvertes pour qu'il puisse "constater le travail".
Il se remit ensuite devant son bureau et entama la lecture attentive de ses papiers. Nous étions toujours cachés mais désormais, le temps pressait. Nous devions trouver un moyen de nous échapper et partir à la recherche de cette usine. Je me tournai alors vers Squall. Je n'avais absolument aucune idée de la façon dont nous allions nous en sortir. Il me regarda alors avec un air entendu et chuchota :


-Laisse-moi faire, j'ai un plan.

Aussitôt il fit quelques signes avec ses doigts et j'entendis un bruit d'apparition comme un mauvais bruitage dans la pièce d'à côté. De toute évidence, le baron l'entendit également puisqu'il releva la tête. Il fronça les sourcils mais il replongea vite dans sa lecture apparemment pas inquiété outre mesure. Alors cette fois, ce fut un bruit de verre qui se brise qui retentit. Cette fois le baron n'hésita pas une seule seconde et se rendit dans le salon. Quelque soit ce qu'avait fait Squall, ça avait marché, le baron s'éloignait. J'allais donc sortir de ma cachette quand Squall me retint par le bras.

-Patiente encore un peu, me dit-il alors que je l'interrogeais du regard.

Après quelques minutes, il retira sa main et nous pûmes sortir de notre cachette.

-Alors, demandai-je curieuse, qu'est-ce que tu as fait ?
-Et la part de mystère que tu évoquais tout à l'heure ? On l'oublie ?


Je me renfrognais. Squall, malgré nos joutes verbales, était resté très discret sur sa vie et ses capacités. À ce jeu-là, il était bien plus fort que moi. Alors, sans rentrer dans son jeu, je l'invitai à trouver cette fameuse usine. Il fallait que nous ramenions des preuves à la Marine pour pouvoir confondre le baron. Nous partîmes donc, prenant le chemin opposé à celui que nous avions emprunté quelques minutes plus tôt.
Nous nous enfonçâmes un peu plus dans les souterrains d'Autumn Forever. Les galeries étaient humides, étroites et sinueuses. Se déplacer devenait réellement difficile, je me demandais alors comment les hommes avaient réussi à déplacer ces caisses dans de tels tunnels. Nous arrivâmes à un croisement. Le choix fut plutôt facile à établir, d'un côté le tunnel n'était plus aménagé, plus de torche aux parois ni de sol plat ; de l'autre, des torches aux parois mais surtout, les murmures d'un bruit régulier de machine. Nous empruntâmes donc le tunnel le plus approprié. Peu a peu le bruit devint de plus en plus fort et de plus en plus chaotique. Puis enfin nous la trouvâmes. Les tunnels étroits avaient laissé place à une cavité énorme où les machines et les tuyaux se tordait dans un capharnaüm insupportable. Squall et moi l'observions tout en tournant autour. Cette énorme machine de métal grondait tandis qu'elle produisait la drogue. Elle avait été lustrée de telle façon qu'elle paraissait indestructible. Mais avant de penser à cela, nous devions prouver l'existence de cette usine et mettre au jour le trafic. Je me tournai alors vers Squall et lui demandait :


-Dis-moi, tu n'aurais pas un appareil photo avec toi à tout hasard ?

Je n'y croyais pas moi-même et ma pensée fut confirmée par son signe de tête négatif. Nous allions devoir nous débrouiller autrement. Peut-être que je réussirai à attirer les Marines jusqu'ici qui sait... Je n'eus malheureusement pas le temps de réfléchir plus longtemps. Une silhouette se dessinait dans l'embouchure du tunnel. Pas n'importe laquelle bien sûr. Devant nous se trouvait le baron Laxus qui n'avait finalement pas été si dupe quant à la supercherie de Squall.

-Bien le bonjour ! C'est donc vous les deux personnes qui me causez des soucis ces derniers temps. Quel dommage qu'une si belle femme doive, par la force des choses, être mon ennemie.
-Oh ne vous en faîtes pas
, répondis-je, c'est moi la brute dont vous parliez tout à l'heure, donc ça n'aurait, de toute façon, pas pu coller entre nous.

À côté de moi, je vis Squall sourire face à ma remarque tandis que le baron s'étonnait de la force que je possédais.

-Je vois, alors je ne vais pas vous ménager dans ce cas. Je vais donc vous présenterScarlett’Burn, déclara-t-il en sortant, dans un geste théâtral, une petite bille de sa poche de veston. Ce stupéfiant est ma grande fierté. Bien sûr ce sont mes ancêtres qui l’ont mis au point mais grâce à certaine recherches que j’ai effectué durant ma longue instruction m’ont permis d’améliorer cette petite merveille.
-Oh oui rendre les gens plus accrocs qu’ils ne le sont déjà, quelle satisfaction !
-Ne tournez pas mon travail en dérision jeune fille. J’ai amélioré les effets de cette drogue à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Sous forme de poudre elle n’est qu’une simple substance addictive remplie d’hallucinogène augmentant  quelque peu les capacités physiques. Mais sous formes de bille…


Il laissa sa phrase en suspens. Il semblait réfléchir à quelque chose, les yeux dans le vague. Puis il posa les yeux sur nous et un sourire s’étendit sur son visage.

-Pourquoi ne pas vous montrer plutôt.

Il avala la bille qu’il avait dans la main. Il sortit de sa canne une fine lame d’estoc, lança ce qui servait de fourreau sur le côté et se débarrassa de sa veste puis ajouta :

-Après tout, avec toutes ces révélations, je vais être obligé de vous tuer.

Il s’élança vers nous à une vitesse impressionnante. Nous eûmes à peine le temps d’esquiver en sautant chacun d’un côté différent. Seulement, s’en prenant d’abord à Squall, il fit un large tour de bras pour tenter d’entailler son torse horizontalement. Heureusement, il s’était assez reculé pour esquiver ce simple coup sans trop d’effort. Mais le baron n’avait pas dit son dernier mot et toujours avec cette vitesse fulgurante, il fut de nouveau sur lui, se préparant à lui asséner une estocade. Alors que Squall se préparait une nouvelle fois à esquiver, je décidais d’intervenir. Du tranchant de la main je voulu lui porter un coup à la clavicule. Il para sans aucun problème et me repoussa même. Tandis que je cherchai à reprendre mon équilibre, il reporta de nouveau son attention sur mon compagnon. Il fit plusieurs pas vers lui, la lame en avant prêt à lui entailler tout ce qui passerait à sa portée. Squall avait alors sortit l’étrange couteau qui lui avait permis d’ouvrir les caisses pour parer ses assauts. Il avait compris, au vu de la garde de Laxus, que s’il voulait le toucher il allait devoir ruser pour entrer dans son champ. Après une nouvelle parade, il fit glisser sa dague originale sur la lame du baron pour se rapprocher le plus possible de lui. Alors que le baron allait repousser Squall, il ne me vit arriver derrière pour lui asséner un violent coup de paume dans le dos qui l’envoya s’écraser contre un mur.

-Vous êtes bien aussi fort que je le pensais. Bien. La phase d’observation est maintenant terminée. Nous pouvons passer aux choses sérieuses. Dorénavant, je ne ferais plus l’erreur de vous attaquer un par un.

Il s’élança vers nous et nous esquivâmes précédemment. Seulement, il avait anticipé ce mouvement et se jetai sur moi de plus belle. Il m’empoigna par la nuque et me lança en direction de Squall. Je me réceptionnais juste à temps pour ne pas lui tomber dessus. Sans nous consulter nous partîmes de suite à l’assaut. Il l’occupait de front tandis que je me glissai derrière lui pour lui asséner quelques coups en traître. Mais c’était mal connaître le baron qui avait apparemment tout compris de nos techniques de combats et de nos mouvements. Il se mit de profil tout en fermant les yeux et para chacun de nos coups à Squall et moi, alors que nous nous démenions. Nous reçûmes même quelques entailles tant il jouait avec nous, jonglant avec son estoc pour la passer d’un côté à un autre et ainsi nous prendre au dépourvu. Agacée, je fis un salto avant et repris ma place aux côtés de Squall.

-On ne va pas y arriver comme ça, lui dis-je. Il faut qu’on soit plus synchrones !

Il acquiesça d’un signe de tête et nous tentâmes de distribuer des coups en rythme. Nous devions comprendre la façon d’agir de l’autre. Quand Squall frappait, je me forçais à frapper au même moment et vice versa. La pratique nous pris quelques minutes pendant lesquels nous nous observions intensément, oubliant presque le baron qui en profita pour nous gratifier de quelque belles blessures supplémentaires. Puis alors que je commençais enfin à prendre le rythme de Squall, il m’asséna un violent coup dans le ventre. J’eus le souffle coupé et du mettre un genou à terre. Ma faiblesse donna un moment d’inattention à mon compagnon qui regarda dans ma direction sans doute pour voir si j’allais bien. Le baron en profita pour lancer une nouvelle estocade à son encontre et cette fois-ci, réussi à lui perforer le flan. Il posa lui aussi genou à terre sous le coup de la douleur. Pour le coup nous étions parfaitement coordonnés. Ce combat s’annonçait mal. Je me relevais alors tandis que Squall se remettait de la douleur et entamait un nouvel assaut. J’enchaînai alors nombre de coups de paume de plus en plus rapides et de plus en plus violent. Ils n’étaient certes pas très déstabilisants mais ils préparaient le coup final et celui-ci allait faire mal. Alors que je lui lançais le coup de paume le plus puissant dont j’étais capable, Squall s’était élancé dans les airs pour lui asséner un coup de pied au visage exactement au même moment. Finalement notre exercice de synchronisation avait peut-être fonctionné. Laxus alla s’encastrer dans le mur en face de nous, emportant avec lui un bout de cette usine infernale. Je me demandais s’il était K.O. en tout cas Squall ne semblait pas être au mieux de sa forme. Le sang continuait à s’écouler de sa plaie. Je me précipitai vers lui pleine de sollicitude mais je n’étais malheureusement d’aucune utilité.

-Aller tant pis pour Laxus et cette usine et ce trafic de drogue, on aura le temps de les démasquer plus tard. Appuie-toi sur moi, on va aller trouver un médecin.

Il passa un bras autour de mes épaules et moi j’en passais un autour de sa taille. Nous allions quitter la pièce lorsqu’une voix nous retint :

-Ce ne sera pas nécessaire. Je n’en ai pas fini avec vous, ton ami va mourir et toi aussi.

Il se releva, il préleva un peu du sang qui coulait de ses lèvres avec son épée et avec une voix gutturale que je ne lui connaissais pas il s’écria :

-SCARLETT SWORD !

La lame de son épée devint alors en effet rouge écarlate. Elle semblait frémir toute seule comme si elle miroitait. J’avais un mauvais pressentiment quant au changement de couleur de cette épée. Mais s’il était encore capable de tenir debout, nous ne pouvions décemment pas le laisser s’en tirer comme ça. Je regardais Squall avec inquiétude. Il avait ses mains, entourées d’une aura étrange, posées sur sa blessure.

-Tu te sens prêt à te battre à nouveau, demandai-je

Il acquiesça de nouveau avec un signe de tête. Alors nous nous élançâmes, tout à fait synchrones cette fois. J’attaquai Laxus avec le tranchant de la main tandis que mon compagnon lui lançait des étoiles en métal. Il para tous mes coups et la plupart des étoiles. D’ailleurs les entailles qu’il reçut à cause d’elles l’agacèrent. Et alors que Squall repartait à l’assaut pour me rejoindre au corps à corps, le baron abattit son estoc sur moi dans un mouvement qu’il n’avait jamais exécuté auparavant. Pris au dépourvu, j’esquivais juste à temps pour ne pas me voir découper en deux, seulement le bout de son épée entailla mon front. Une douleur fulgurante me prit. Je sentis le sang couler mais ce n’était pas la plaie ouverte qui me faisait souffrir, c’était une sensation bien plus étrange. Comme si j’avais été brûlé bien plus profondément. Le baron Laxus, ricanait fier de son effet.


-Vous voyez ma chère j’ai réellement modifié le Scarlett’Burn à un point que vous n’imaginiez pas.

Je me relevais péniblement et me tournai vers mon compagnon ignorant royalement cet opportun.

-Squall, je ne sais pas pour toi, mais moi j’ai plus d’un tour dans mon sac, tu le sais. Et là tout de suite, il me parait évident, que nous devons passer à la vitesse supérieure.

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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Sam 11 Oct - 14:59

Alors oui, Itachi s’était incliné devant ce coup de génie de sa partenaire. Mais d’un autre coté il s’agissait d’une erreur de débutant. Tout comme le fait de laisser les montures visibles au premier venu était un risque tout à fait inconsidéré. Au moment où le baron Laxus expliqua ces deux incohérence, les deux partenaires s’échangèrent un regard muet. Un simple coup d’œil avait suffit à leur faire comprendre quels débutants ils avaient été. Et cette erreur justement pouvait coûter très cher. Car une fois le problème saisi dans toutes ces formes, les hommes se lancèrent à la recherches des intrus, qui n’étaient en fait qu’à une poignée de mètres.
Quelques « mudras », et voilà que le ninjas indiquait de fausses pistes aux sbires qui s’étalèrent partout sauf au bon endroit. Prudence était mère de sureté, c’est pourquoi il retenu sa camarade un moment avant de lui donner un feu vert. Ils descendirent un peu plus profond sous terre et tombèrent sur ce qui devait être le cœur du réseau. Une gigantesque pièce dans laquelle une salle de production semblait écouler un travail sans fin. Une usine, formée de machines, de cuves, et de toutes sortes de rouages actionnant tuyaux, tapis roulants et autres mécanismes inconnus.

- Dis-moi, tu n'aurais pas un appareil photo avec toi à tout hasard ? Demanda Hanami.

Il était vrai que cette pièce constituait à elle seule une preuve bien suffisante pour demander divers comptes au propriétaire du château de Rochesainte. Mais hélas le ninja ne portait rien de tel sur lui. Mais d’une manière ou d’une autre un invité s’ajouta à la scène déjà bien assez complexe, pour protéger son petit marché illicite. Après une formule de politesse, et quelques gratifiantes qualifications au sujet de la jeune femme, qui s’en amusa au mieux, l’homme reprit quelques explications élémentaires au sujet du lieu dans lequel se trouvaient les trois personnes.
Il s’agissait bel et bien d’un trafic de drogue, un trafic qui en plus d’être performant semblait exister depuis des générations.

- […]Ce stupéfiant est ma grande fierté. Bien sûr ce sont mes ancêtres qui l’ont mis au point mais grâce à certaines recherches que j’ai effectué durant ma longue instruction m’ont permis d’améliorer cette petite merveille. […] J’ai amélioré les effets de cette drogue à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Sous forme de poudre elle n’est qu’une simple substance addictive, remplie d’hallucinogènes augmentant quelque peu les capacités physiques. Mais sous formes de bille… […]

Et comme souvent dans ce genres de cas, la démonstration valait toutes les théories du monde. Il sortit une de ses fameuses pilules et la glissa entre ses lèvres. Un combat inévitable débuta, et cet homme avait un niveau clairement supérieur aux pirates que la belle brune avait affronté quelques jours plus tôt. Cela n’avait même rien à voir. Ce qui expliquait d’autant mieux, pourquoi les pirates ne s’étaient pas rebellés. D’ordinaire, ils n’auraient guère tardé pour lancer une trahison, visant à devenir les uniques propriétaires de cette « mine d’or ». Seulement, le baron était fort. Très fort même, un ennemi digne de ce nom qui donna bien des difficultés à ce duo, qui n’avait pourtant pas hésité une seule seconde, à se lancer dans un affrontement risqué face à un équipage entier. Du deux contre une cinquantaine, ils s’étaient baladés, comme si la bataille n’était qu’une formalité. Mais en supériorité numérique, à deux contre un, ils éprouvaient toutes les peines du monde à trouver une faille. La réponse à cette inexplicable équation résidait dans le fait (bien au-delà du stimulant) qu’il n’y avait qu’une cible pour les deux défenseurs. Et la jeune femme semblait éprouver bien des difficultés à suivre le rythme du ninja. Ou plutôt elle ne s’attendait pas à ce qu’il soit capable de tant de vélocité. Elle haussa son niveau jusqu’à pouvoir suivre l’affrontement, et y participer. Seulement la domination était encore adverse. La raison était très simple, leur jeu d’équipe était médiocre, il n’était pas évident, de synchroniser deux personnes qui se connaissaient encore si peu. Cet exercice prenait des années, même durant tout son apprentissage de ninja, Itachi n’avait que deux ou trois personnes avec lesquelles il était capable d’exploiter pleinement son talent. Mais il allait falloir faire avec. S’adapter était aussi une des capacités obligatoires à tout bon ninja, même lorsqu’il fallait s’adapter à un allié. Hélas il ne put être assez rapide et encaissa un coup qui allait l’entraver pour un moment. Une estocade au flanc, laissant s’écouler le sang, et le vidant peu à peu de ses forces.
Pour gagner un peu de temps, le duo passa à l’attaque et de manière calculée et purent enfin atteindre l’adversaire, pour le repousser. Le ninja revint à sa blessure en y appliquant une membrane de chakra. Boucher l’orifice, stopper l’hémorragie et restaurer les organes endommagés en cas de besoin.
Par chance seul l’épiderme avait été touché. Cela le gênait un peu pour ses mouvements, mais il n’y avait rien de grave. Hanami l’aida à se relever, et le soutint par la taille pour l’aider à marcher avec plus d’aisance. Il allait lui falloir quelques minutes pour s’habituer à la membrane, il était peut être judicieux de gagner du temps… Sa camarade lui demanda si il pouvait reprendre l’affrontement. Oui il le pouvait mais devait être vigilent. Il repartit au front, après que le baron se soit relevé, et ait pris le temps de modifier sa lame. Il effleura la partenaire du ninja, qui ne put esquiver une entaille au front.

- Vous voyez ma chère j’ai réellement modifié le Scarlett’Burn à un point que vous n’imaginiez pas.

Elle se remit de ses émotions, et après avoir digéré ce premier échec, interrogea son ami sur ce qui lui restait à dévoiler. Pour ça, le ninja n’avait rien montré. Quelques brefs tours de passe-passe avec son chakra, et quelques rapides acrobaties de Taïjutsu. Autrement dit, il n’était même pas à la moitié de son réel niveau, et au pire il avait encore Tsukyomi. Il espérait ne pas avoir à s’en servir, mais il s’agissait encore d’un compromis possible. Bien plus acceptable que la mort, même somme toute.

- Alors ? Belle invention n’est-ce pas ? Souriait le baron.

Sa lame chauffait, et rougit d’un ton vif. Et parallèlement, la jeune femme semblait de plus en plus souffrir de son entaille au front. Il ne s’agissait que d’une éraflure, et pourtant, la jeune femme ne pouvait s’empêcher se passer l’index et le majeur sur la petite plaie.

- Du poison ? Conclut le ninja de manière hypothétique.

- Classique, bien trop classique… Il marqua un temps, et regarda son épée avant de reprendre. Scarlett Sword… une technique bien gênante pour mes adversaires. J’ai enduit ma lame de poudre de Red Lullaby. Connaissez vous la réaction qu’on appelle « Therm-hemo morphus » ?

Visiblement la jeune femme ne connaissait pas ce terme. Le ninja lui en avait vaguement entendu parlé. Cela remontait à ses vieux cours de l’académie. Une technique modifiant les propriétés thermiques d’un objet ou d’un organisme. Certains ninjas usaient de ce genre de techniques pour modifier la température de leur propre corps, et survivre à des climats extrêmes.

- Grace à la poudre que vous avez vu tout à l’heure et à mon sang modifié par la drogue, ma lame est soumise à une réaction chimique : le « Therm-hemo morphus ». Cette réaction chauffe ma lame jusqu’à atteindre une température monstrueuse. Chaque blessure devient alors un calvaire à supporter, car mon style de combat vise à déposer un peu de poudre sur les plaies adverses. De manière à ce que la blessure soit suivie d’une longue brulure difficilement supportable, et qui ne s’estompe pas facilement… Toi, je t’ai touché mais je n’avais pas utilisé ma technique. Quand à toi, jeune femme, ta blessure est légère, mais tu dois déjà ressentir les effets de la brulure. Agréable sensation, n’est-ce pas ?

- Un instant ! S’écria la jeune femme. Je ne crois pas avoir vu jaillir votre sang pour l’instant.

- Pertinente remarque ! Sourit-il en sortant un tout petit tube de sa veste. Je suis un homme consciencieux. Je pompe mon propre sang de temps à autre et conserve systématiquement un échantillon sur moi. Au cas ou… Vous savez… Si d’aventure des intrus venaient mettre leurs nez là ou ils n’ont pas à le mettre…

Il s’amusait de cette situation. Au moins Hanami ne craignait pas de s’affaiblir, mais par contre, la moindre petite éraflure deviendrait un très sérieux handicap. Finalement, l’erreur ne leur était pas permise.

- Si mes ancêtres ont parfaitement su cacher cette entreprise au cours des siècles, j’ai ajouté ma propre touche personnelle à l’utilisation de cette drogue. Faire de l’argent avec un produit, et se servir au mieux des propriétés de ce même produit pour tirer un profit optimal de ses capacités. Rien à voir avec un stimulant classique, un piège biologique, tout simplement.

- Vous dites depuis des siècles, mais il y a quelque chose qui m’échappe depuis que nous sommes arrivés ici. Comment de simples personnes comme nous ont-elles pu découvrir un tel lieu, alors que personne n’à été capable de le trouver avant ? Questionna le ninja.

- Allons allons, ne vous sous estimez pas, vous valez bien mieux que de « simples personnes » comme vous dites… Cette usine existe depuis près de sept cent ans à vrai dire. Elle avait était conçue par un membre de ma famille, et est devenue mon héritage. Elle est aussi vieille que beaucoup de lieux sur cette île…

- Pourtant les indications des fameuses « portes de l’ombre » sont gravées dans la roche, avec celles des « portes de la lumière »… Surenchérit le ninja en indiquant l‘incohérence temporelle de cette explication.

- Ah… ceci démontre bien que vous n’êtes pas n‘importe qui… Les portes de l’ombre… tout cela n’est qu’un subterfuge qui à servi à cacher notre fabrique depuis tout ce temps...

Devant l’incompréhension des deux opposants, l’homme baissa sa garde et leur offrit quelques informations sur ce lieu et sur toute l’histoire de cette machination.

- Alphonsius Grazord Laxus, était l’homme qui a construit cette usine, ici, sous la surface du monde, afin que personne ne puisse trouver ce lieu. Seulement une légende encore plus vieille que notre petit business existait déjà sur cette île. Une légende cachée sous la forme d’une énigme : « Au cœur d’Atria les portes vers l’histoire se dissimulent… » cela vous dit quelque chose n’est-ce pas ? Ce que mon ancêtre n’avait pas prévu, c’est que bon nombre d’explorateurs viendraient sur Autumn Forever pour découvrir ce que cachaient les portes de l’histoire… Et risquaient donc de découvrir par hasard, ce que mon aïeul cachait. Son fils, reprenant le flambeau eut alors une idée absolument fabuleuse. Avez-vous déjà entendu parler d’Abraham Laxus ?

Le ninja resta silencieux, ce nom ne lui parlait pas le moins du monde. Mais cette fois, sa partenaire réagit. Leurs connaissances étaient visiblement très complémentaires, au moins cela palliait leurs piètres aptitudes de combat synchronisé.

- Je connais Abraham Laxus. Il s’agissait d’un historien et calligraphe très célèbre. Il est mort il y a déjà plusieurs siècles. Je n’avais pas fait le rapprochement avec votre nom de famille.  

- Tout à fait. Abraham Laxus était un des plus célèbres historiens de l’époque. Il reste à ce jour le premier membre de ma famille à avoir trouvé l’emplacement des portes de l’histoire, et tout naturellement il nous a transmis ce savoir dans le plus grand secret. Son génie et son intelligence lui ont permis de résoudre l’énigme après de nombreuses années de recherches. Il s’arrêta un moment constatant encore plus l’exploit de ses adversaires. Soit dit en passant, vous n’avez mis que quelques jours pour résoudre cette énigme, preuve la plus absolue que vous n’êtes pas n’importe qui. Dit il en visant les propos du ninja.
Cet homme qui était désireux de cacher le travail de son père, a gravé lui-même en dessous des inscriptions des portes de la lumière, grâce à ses talents de calligraphe, comme vous l’avez fait remarqué chère demoiselle, de nouvelles inscriptions avec la même écriture que les premières. « Les portes de l’ombre au cœur du troisième Cyrillique. ». Comprendre une énigme aide à en créer de nouvelles, vous en conviendrez. Il s’amusa de sa dernière remarque et repris.
Beaucoup d’historiens se sont exclamés devant l’apparition d’une nouvelle énigme qui n’existait pas avant. « Mais d’où proviennent ces inscriptions ?! », « Par quelle diablerie est apparue cette énigme » théâtralisa-t-il en brassant l’air de ses bras. Et finalement, ces inscriptions eurent exactement l’effet désiré. Un groupe d’historiens, sceptiques il faut bien l’admettre, prit la défense de ces portes de l’ombre, en soulignant le fait que l’ombre correspond au mal, et qu’il valait mieux ne pas mettre les pieds dans des engrenages inconnus. Ainsi, ce groupe, mené par mon ancêtre Abraham Laxus, gagna du terrain parmi d’autres historiens, et amenèrent un freinage évident des recherches sur Autumn Forever, de peur de dénicher les portes de l’ombre… Son subterfuge a amené les gens, à craindre l’inconnu et à ne pas insister davantage. Protégeant ainsi sa petite entreprise des fouineurs trop curieux.

Les deux camarades restèrent sans voix. Les portes de l’ombre ne correspondaient en fait à rien. Il s’agissait juste d’une astuce mise au point pour protéger une réseau de drogue. Certains auraient pu considérer que les portes de l’ombre correspondaient simplement à cette usine improbable. Ce qui n’aurait pas été faux d’une certaine manière, mais en réalité, les portes de l’ombre n’existaient pas. Une mise en scène, certes très efficace, qui ne laissait aucune place à de quelconques forces du mal.

- Je crois que je commence à comprendre… Indiqua le ninja. Au départ nous croyions qu’il y avait un lien dû au parallèle entre les portes de l’histoire représentant la lumière, et les portes de l’ombre. Mais en fait la figuration inversée du troisième cyrillique était volontaire…

- C’est exact. En laissant une énigme sur les portes de l’ombre, mon aïeul a prit le risque de dévoiler l’emplacement exact de notre usine. C’est pourquoi il à choisit cette énigme volontairement erronée. Il pointa du doigt un mur adjacent sur lequel était peint une fresque représentant l’île d’Autumn Forever.
En partant de la forteresse de Rochesainte, traçant un trait direct jusqu’à l’église de la côte ouest… Repiquant ensuite vers la forteresse centrale pour dériver jusqu’au monastère au nord de Port Vignerouge et conclure enfin jusqu’au temple du sud ouest… Vous obtiendrez un symbole de sigma inversé. Le sigma étant connu comme étant la troisième lettre de l’alphabet disparu… Le Cyrillique.
Carte AF avec explications:
 

- Une fois que l’on comprend l’énigme des portes de l’histoire, c’est un jeu d’enfant de débusquer celles de l‘ombre. Vous avez délibérément choisi cette énigme, pour que la représentation du sigle sur la carte, soit inversé, et donc erroné. De cette manière, vous pouviez être sur que personne ne pourrait jamais comprendre l’énigme et donc trouver votre usine… ajouta la jeune femme.

- En réalité je pense que mon ancêtre n’avait pas pensé à un quelconque rapport avec les portes de l’histoire pouvant représenter la lumière, qui marquerait un contraste évident avec les portes de l’ombre. De ce point de vue ci, il est effectivement possible de trouver sur la carte l’inversion du troisième cyrillique…

- Ça ne change rien… Comme je vous l’ai dit, une fois que l’on comprend le sens « d’Atria » on trouve tout naturellement l’emplacement des portes de l’ombre.

-Ce qui ne change rien, jeune femme… C’est que vous allez mourir ici.

Après ces longues explications le constat restait identique. Un combat à mort contre des intrus venus de nulle part. Le duo se regarda dans les yeux, et sans moindre mot comprirent que tout ce dont-ils avaient besoin résidait dans la synchronisation de leurs mouvements. La jeune femme semblait prête à ne pas laisser la victoire à l’adversaire. Elle sortit son fameux fouet, et le fit serpenter au sol. A voir la démonstration qu’elle avait fait plus tôt dans la journée avec cette même arme, il y avait fort à parier qu’un seul et unique coup pouvait être fatal.
Ce n’était pas plus mal, car avec l’épée adverse capable de transmettre de furieuses brûlures, il valait mieux avoir en ses rangs, une arme tout aussi dévastatrice.
Le ninja quant à lui s’avança de quelques pas pour conclure son adaptation à la membrane de chakra. Il s’y était fait, et ne ressentait plus de gène, ni de douleur. Il allait falloir se procurer les soins adéquats, mais cela devait au moins lui permettre de tenir le coup le temps du combat. Et si sa partenaire voulait passer aux choses sérieuses, il comptait à son tour lui montrer de quoi il était capable. Il approcha ses mains et composa quelques signes. Comme par enchantement, deux copies conforme du ninja apparurent à sa droite et à sa gauche.
Hanami semblait stupéfaite de voir un tel tour de passe-passe. L’adversaire lui, restait calme, connaissant très probablement cette technique réputée de ninja.

A trois, le ninja et ses clones bondirent sur la cible qui de quelques pas de cotés esquiva les premiers coups d’un des clones. Le second clone attaqua sa cible aux genoux, forçant cette dernière à bondir pour esquiver. L’original et corps bondit à son tour pour lui adresser un coup de pied retourné qu’il bloqua avec sa lame. L’un des clones attrapa ses chevilles et le ramena au sol de force, avant que le second, d’une glissade ne tacle le baron qui fut déséquilibré, jusqu’à s’écrouler au par terre. Le véritable Shinobi qui terminait son saut, retomba lui aussi au sol, en laissant retomber son poing avec violence sur l’estomac de sa cible.
Quelques sauts périlleux arrières, suivis de ses clones pour rejoindre sa camarade qui n’avait pas bougé. Au moins elle avait sa réponse : Oui son camarade en avait encore en réserve !
Laxus se releva, s’aidant de sa lame, jusqu’ à se remettre pleinement sur pied.

- La prochaine, on la fait à deux. Indiqua la belle brune.

L’homme aux Sharingans hocha la tête. Comme si il était d’accord,  après tout il était grand temps d’en finir. Il sortit un kunai de son étui et repassa à l’attaque. Si il leur fallait de la synchronisation, ils allaient en trouver. La jeune femme suivant de près le pas des clones, conserva une semi distance avec leur cible. Itachi au corps à corps, esquivait et para les coups du baron, sous l’œil attentif d’Hanami qui analysait chaque mouvements de son adversaire.
Soudain le ninja fit un bond de recul laissant le luxe à ses deux clones de prendre le relais de l’attaque. A deux contre un, Laxus gardait l’avantage, à quatre contre un, il avait déjà plus de mal. Toutefois son habilité remarquable au sabre eut finalement raison du premier clone qui éclata en fumée dès lors qu’il fut touché. Le second se défendit au mieux, mais connu le même sort d’un estoc remarquable en plein front. Seulement ce clone là disparut dans une tempête de corbeaux noirs, gênant au possible le baron. C’est le moment que choisit le jeune femme pour frapper. Mais au lieu d’assener un coup monstre comme elle savait le faire, elle orienta son choix vers une capacité plus habile. D’un geste précis du poignet, elle enroula quelques lanières autour du cou de sa proie, privant ainsi cruellement, le trafiquant d’oxygène.
D’un reflexe il balança sa lame vers les lanières pour les trancher et reprendre son souffle. Le ninja intervint avec son kunai pour que sa camarde puisse conserver son emprise.
Furtivement, il lui jeta une patte à la cheville, déséquilibrant le baron, qui se retrouva à genoux face à la jeune femme.

Itachi pensa très brièvement le bonheur que devait être ce spectacle pour sa camarade. Un homme, trahissant toute confiance d’une île entière, à genoux devant elle. Elle, avec sa fierté et son égo plutôt imposant. Ne parvenant pas à reprendre souffle, il lâcha sa lame au sol, manquant de peu, de perdre connaissance devant l’étreinte continue de la jeune femme.
Il s’essaya à une dernière stratégie : Il attrapa fermement les lanières qui le tenaient en étreinte et attira la maitresse de l’arme vers lui, pour se donner un peu de mou, et se libérer juste à temps.
La jeune femme voyant que son fouet n’avait plus d’emprise, s’essaya à un coup de pied vertical en plein visage qu’il esquiva à la seconde près, juste après avoir récupéré sa lame pourpre. Il bondit vers le mur du fond de la salle, toussant et reprenant peu à peu ses esprit.

- Tout va bien ? Demanda le ninja à sa camarade qui avait perdu l’étreinte au dernier moment.

- Bien mieux que lui. Se targua-t-elle avec un sourire malicieux.

Il était vrai que la domination s’était clairement inversée. Outre le niveau très acceptable du baron, c’était bien la coordination des mouvements qui leur manquaient. Une fois ce détail mit au point, le combat devenait inégal pour le trafiquant. Et afin de profiter au mieux de l’état de fatigue due à l’asphyxie du baron, le belle brune attaqua cette fois en première, démontrant toute son habilité en combat rapproché. A mi-chemin entre des arts martiaux, et une technique de violence brute. Qu’importe, elle conservait un avantage certain, tant que le baron ne reprenait pas son souffle. Et fatalement elle lui déposa un direct sur la joue gauche, déséquilibrant le baron au point de lui faire perdre le sens de la dimension. Avec grâce, elle bondit par-dessus lui, d’une beau salto, et propulsa le baron d’un violent coup de talon en pleine échine. Ce dernier coup avait du être très douloureux, car une fois l’élan perdu, il ne put s’empêcher de passer sa main au point d’impact, dans son dos. Laissant ainsi une garde quasi-totalement ouverte au ninja.
Par priorité il donna un léger coup ferme au poignet qui tenait la lame. Il ne la lâcha pas, mais ne put se protéger avec elle. C’est alors que commença une enchaînement de Taijutsu imparable. Deux coups de la paume de la main : plexus et carotide, une semelle placée sur le pied de l’adversaire le privant de ses mouvements. Suivi d’un coup puissant en plein estomac, coupant encore un peu plus son souffle, le privant à nouveau d’un certain équilibre. Le ninja se retourna et dosa un coup de pied retourné remarquable qui renvoya le baron vers la jeune femme qui venait de reprendre son fouet en main.
Le corps de l’adversaire lui arrivait dessus très rapidement, elle se glissa au sol, allongée, et de ses deux jambes elle le balança d’un coup sec vers le ciel. Le ninja tenait au plafond grâce à son chakra. Il créa un clone qui se jeta grossièrement sur le baron pour l’immobiliser dans les airs. Il commença alors sa chute vers la jeune femme qui n’attendait que cela.

Itachi prit en main trois shurikens qu’il chargea de chakra. Hanami elle tenait fermement son fouet en main. Et ensemble ils achevèrent la cible d’une manière très artistique. L’homme aux Sharingans projeta ses shurikens chargés d’énergies, comme de petites comètes. Une trainée bleue les suivaient témoignant de la puissance des projectiles. La fouetteuse, elle, d’un geste habile balança ses lanières vers le dos de la cible qui retombait peu à peu.
Avec la même force que pour éclater la roche, elle fouetta les côtes de l’homme dans un claquement affreux. La douleur devait être déjà être insupportable, tandis qu’au même moment les projectiles du ninja le transpercèrent littéralement pour aller se planter au sol. Comme si trois lumières furtives et bleues, venaient d’empaler le baron. Mais avec la force du coup de sa partenaire, la victime ne fut pas projetée au sol, soutenue par le claquement impitoyable de la jeune femme. Un enchainement, conclu par un monstrueux combo, ne laissant aucun espoir pour la suite.
Il finit par s’écraser au sol, littéralement paralysé. Le coup d’Hanami devait lui avoir cassé quelques cotes. Et les shurikens du ninja avaient transpercés des endroits stratégiques malgré lui. La première entaille avait visiblement épargné les points vitaux. Le second avait perforé l’intestin grêle, et le troisième, bien plus terrible, lui avait entaillé le bas du foie. De graves blessures, qui ne lui serait pas mortelles si il était soigné à temps.

- Cette fois, je crois qu’il ne bougera plus. Conclut la belle en le regardant gésir au sol.


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