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 À la poursuite d'un mythe

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Boa Hancock

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Ven 14 Mar - 14:08

Je l'avais tutoyé sans réfléchir, ça avait été naturel. Bon, il ne fallait pas le nier, je l'aimais bien. Le jeu auquel nous jouions m'avait apparemment amadouée. Je faisais un espion lamentable ! J'appréciais une personne à qui je ne devais pas révéler mon identité... Durant une mission pareille j'aurais plutôt dû n'exprimer aucun sentiment, ne pas m'encombrer d'une personne et mener cette mission à bien en quelques jours ! Au lieu de ça je prenais mon temps. J'avais sympathisé avec un homme dont j'ignore tout et je comptais me plier à ses désirs en ce qui concernait nos excursions... J'étais vraiment irrécupérable.
Tandis que je me lamentais sur ma pitoyable condition, nous commençâmes une visite détaillée de cette magnifique acropole. J'admirai cette prouesse architecturale m'arrêtant sur chaque frise, chaque mosaïque, tentant de reconstituer chaque scène décrite par ces œuvres. J'étais férue de tout ce qui était mythe ancien ! Je ne savais pas que l'île d'Autumn Forever renfermait ce genre de temple et j'étais plus que ravie. Et cela se ressentit sur le temps que nous passâmes dans le temple Arkos. J'étais stupéfaite de voir que Squall portait autant d'intérêt que moi aux décorations. Soudain, il m'appela, il avait découvert quelque chose. Une écriture ancienne avait été gravée sous l'une des fresques représentant la course de l'astre solaire. L'avantage quand on est Quartier-Maître depuis environs sept ans c'est qu'on a pas mal de temps libre ! J'ai donc pu sans aucun problème apprendre quelques rudiment des langues mortes de notre vaste monde. La langue inscrite était du Westruvien, une langue rare et hautement littéraire utilisé habituellement pour les textes religieux. Je me demandais ce que pouvait bien signifier cette gravure. Après une demi-heure durant laquelle je puisais dans ma tête les connaissances requises pour traduire ce texte, voilà ce que je pus en tirer :


-« Au cœur… D’Atria… Les portes vers… L’histoire… Se dissimulent… »

C'était totalement incompréhensible... Ces portes vers l'histoire ? Que pouvaient-elles représenter ? Était-ce un indice dans la découverte du Ponéglyphe caché ? Je n'en savais rien cette phrase était beaucoup trop vague ? Et cet "Atria", qu'est-ce que cela pouvait bien être ? Je ne voyais vraiment pas ce que ça venait faire ici. Je m'en détournais regardant Squall pour l'interroger du regard. Peut-être que lui saurait quoi en tirer. Il me répondit par un lent haussement d'épaule et il secoua sa tête en signe de dénégation.
Pourtant je n'étais pas au bout de mes surprises. Il m'interpella de nouveau. Il y avait une autre gravure dissimuler cette fois sous une fresque décrivant l'apprentissage du jeune héros de la mythologie westruvienne. Je dus une nouvelle fois mobiliser mes connaissances pour traduire seulement un bout de phrase :


- « Les portes… de l’ombre… au cœur… du troisième… Cyrillique. » Le reste est absolument indéchiffrable.
- Atria ? Cyrillique ? Tu as une idée de ce dont il s’agit ?
- Je n’ai jamais entendu parler de ce que pourrait être « Atria » . Quant à « Cyrillique » … Ce mot me dit quelque chose… je crois l’avoir déjà entendu quelque part…
- C’est aussi l’impression que j’ai… Continuons à chercher. Nous trouverons peut être quelque chose…


Et c'est ce que nous fîmes pendant encore prêt de tout l'après-midi sans succès. Nous ressortîmes alors presque bredouille tandis que l'affreuse bonne femme nous invectivait pour le temps que nous avions passer pour une simple visite. Il est vrai que nous avions été particulièrement absorbés par notre "travail". Nous avions passer plus de six heures dans le temple. Je commençais à avoir faim et cette femme commençait sérieusement à me taper sur les nerfs. Je lui dit alors avec un large sourire et en m'approchant lentement d'elle, l'air menaçant:

-Vous nous faîtes payer un prix exorbitant et vous exigez en plus que notre visite ne dure pas plus d'une heure ? C'est une véritable escroquerie ! Faîtes nous encore une seule réflexion et je vous jure que votre affaire sera le cadet de vos soucis. Il y eut un silence durant lequel je l'entendis déglutir. Bien dans ce cas, bonne fin de journée !

Je remontais alors sur le dos de Torpen tandis que Squall retrouvait son chocobo et nous reprîmes la route en direction du village de Forgevieux. Sur la route je lançais à mon compagnon de voyage :

-Il faudrait peut-être lui trouver un nom. Il m'interrogea du regard. À ce chocobo ! Si tu comptes réellement le garder ce serait plus sympathique s'il avait un nom ! Comme je sais pas moi, volaille supersonique !
-Ahah, tu as la rancune dure à ce que je vois ! Et bien sache, chère Hanami, que ce chocobo est une femelle. Et qu'effectivement je réfléchis encore à un nom pour elle.
-Un spécimen femelle en plus ! J'espère qu'elle ne sera pas trop bruyante, durant la nuit j'ai cru comprendre que ces créatures criaient assez fort. Je suis mauvaise perdante ce n'est pas un secret et si Torpen n'a pas sa revanche, il risque de très très mal le vivre.
-On peut commencer tout de suite si tu veux ! Et sache-le je ne te crois absolument en pas en ce qui concerne ce jeune oiseau
-Oh non ! Je ne suis pas prête psychologiquement ! Si je perds encore, notre voyage à deux risque d'être grandement entravé ! Et pour ce qui est du chocobo, tu as bien raison


Nous rîmes tous deux de bon cœur et nous continuâmes notre chemin en échangeant sur tout et rien. Puis je vis enfin le village apparaître le village à l'horizon. Le soleil couchant était plus rouge de que le jour précédent, c'était absolument magnifique. Je ne lâchais pas cette vision durant notre périple jusqu'à ce qu'elle soit souillée par l'élévation de fumées grises. J'en fis part à Squall et, inquiets, nous accélérâmes le pas. Nous avions raison de nous alarmer. Le village avait tout bonnement été mis à sac. Quelques bâtiments étaient d'ailleurs en feu ce qui expliquait la fumée dans le ciel et le rouge écarlate de celui-ci. Et dire que je m'étais extasier devant la beauté du produit de cette folie meurtrière ! J'avais l'impression d'être de nouveau sur Zero, à l'arrivée des mages noirs qui avaient réduit nos maisons en cendre. Je m'énervais. Je me répétais sans cesse dans ma tête "froide comme un serpent, froide comme un serpent" mais je n'arrivais pas à garder mon sang froid. Peu importait qui avait fait ça, il avait été beaucoup trop loin.

-Squall... Je me fous de qui est derrière tout ça... Je vais le buter...

Le son qui sortait de ma bouche était guttural, je ne reconnaissais même plus ma voix. Il tenta de m’apaiser comme il le pouvait mais j'étais totalement hors de moi. Je retournais à la taverne en tenant Torpen par la bride. L'aubergiste était là. Je lui demandais le plus calmement possible qui était l'auteur de ces méfaits et il me répondit avec véhémence :

-J'ai entendu vos petits exploits en ville à vous deux, dit-il en nous lançant tour à tour des regards haineux, vous avez voulu jouer les héros en vous en prenant à quelques pirates, hein ? Alors regardez ce qu'il s'est passé ! Ces pirates ont le droit de faire ce qu'ils veulent ici ! Vous avez contrarié leur capitaine et voilà comme il vous en remercie ! L'auteur de ces méfaits comme vous dites ! C'est vous !

Il y eut un long silence, je m'étais calmée, j'écarquillais les yeux face à autant de haine à mon égard alors que jusqu'ici je n'avais fait que ce qui était juste. J'étais tellement estomaquée que je ne savais pas quoi répondre. Le tavernier ne m'en laissa de toute façon pas le temps.

-Maintenant sortez.

Je restais plantée là, ahurie. Squall m'attrapa le bras et me conduit à l'extérieur de l'auberge. Je n'arrivais pas à comprendre la réaction de cet homme qui avait été si accueillant jusque là. Je me tournai vers Squall et lui dis :

-Ces pirates... On va leur faire la peau.

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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Dim 16 Mar - 19:12

Elle venait d’être cinglante; Pire encore, elle venait d’effrayer une pauvre grand-mère qui ne pouvait visiblement pas se défendre. Elle ne pouvait peut être pas se défendre, mais avait extorqué une jolie somme aux deux personnes qui venaient de visiter. Six heures c’était certes beaucoup, mais ce n’était pas cher payé vu le prix d’entrée.
Mais au moins, ils avaient obtenus une piste. Une piste sur quel propos ? Très bonne question ! Il ne cherchaient rien en particulier, du moins pas le ninja. Mais, indice il y avait, donc mystère se trouvait. Ces écrits étaient probablement desndications restait à savoir lesquelles.

Ils reprirent la route sans trop en discuter, ils auraient probablement le temps d’y revenir plus tard. Puis il fallait l’admettre cette peste de Hanami était déjà bien trop occupé à chercher la petite bête. Quoi qu’elle n’avait pas tort. Baptiser cette bestiole sur laquelle chevauchait le ninja, était le minimum syndical, s’il comptait poursuivre sa route à ses cotés. Puis elle ajouta un commentaire bon enfant sur cet esprit de compétition naissant entre la jeune femme et le ninja. Mais voila qu’un élément perturbateur vint couper la bonne humeur de la femme serpent.
Devant un spectacle inoubliable qui se produisait à chaque couchés de soleil, ils aperçurent une épaisse fumée grise, jaillissant du village de Forgevieux. Une fumée qui n’était pas celle d’un convivial repas au bord d’une cheminée.
Inquiets, ils accélérèrent le pas, et arrivèrent rapidement au village.

Horreur. Entre la bourgade qu’ils avaient quittés le matin plus tôt, et celui qu’ils retrouvaient, il y avait une différence flagrante. Des maisons brûlaient, des enfants étaient blessés, des hommes et des femmes pleuraient, certains même hurlaient de désespoir. Une scène de guère civile s’était propagée un peu partout à l’intérieur du village. Vision superlative, qui venait s’amasser au paroxysme de l’incompréhension : des corps calcinés, allongés dans les rues, d’autres pendus à des poteaux, des enfants noyés dans des tonneaux d’eau croupie. Un enfer, il n’y avait pas d’autre mots. Quoi que l’incompréhension semblait être de taille, elle se partageait dans les esprit des deux arrivants avec la stupeur. Ainsi qu’une colère naissante de la part de la femme serpent. Cela se comprenait, mais voila que cette femme qui venait de terroriser une vieille femme quelques temps plus tôt s’efforcer de retenir ses larmes. Les yeux vitreux, emplis de colère et de tristesse, contenaient des larmes qui commençait malgré tout à perler.
La scène était atroce, mais la compagne du Ninja semblait prendre particulièrement à cœur la situation. Cela semblait réveiller au plus profond de son être des sentiments incontrôlés.

Ceci étant, Itachi conservait un silence qui en disait long. Stupéfait et horrifié de la scène, elle lui rappela malgré tout son ultime mission en tant que Ninja de Konoha. Si on écartait les survivants et les morts lentes qui venaient d’être commises, Itachi avait signé un tableau quasi semblable, laissant derrière lui désolation, tristesse et horreur.
Malgré cela, il s’agissait dans son cas d’une mission, ce massacre là, avait été commis par plaisir à en juger par les différents moyens utilisés.

- Squall... Je me fous de qui est derrière tout ça... Je vais le buter... Déclara Hanami, la voix tremblante.

Itachi avait tout faux. Il ne s’agissait pas de célère, mais de fureur. Cela était clair, en ce qui concernait son équipière il n’y aurait pas de pardon. Elle entra dans l’hotel ou les deux voyageurs avaient passés la nuit, pour obtenir diverses informations.
Le brave barman était là, lui qui avait été si accueillant et si brave, semblait avoir atteint le niveau maximal de la désolation. Il essuyait ses verres avec un torchon, le regard vide, accablé par ce qu’il venait de se passer. Il ne prêta même pas attention à l’entrée furieuse de sa cliente.

- J'ai entendu vos petits exploits en ville à vous deux, dit-il en nous lançant tour à tour des regards haineux, vous avez voulu jouer les héros en vous en prenant à quelques pirates, hein ? Alors regardez ce qu'il s'est passé ! Ces pirates ont le droit de faire ce qu'ils veulent ici ! Vous avez contrarié leur capitaine et voilà comme il vous en remercie ! L'auteur de ces méfaits comme vous dites ! C'est vous !

Nous y étions. Hanami venait d’atteindre le véritable point de non retour. Stupeur, incompréhension, fureur, désespoir, culpabilité et néant. Les émotions les plus fortes étaient généralement les plus difficiles à contrôler. Alors que dire, lorsque tant de sentiments puissants submergeait une personne ?
L’homme au Sharingan était lui aussi sous le choc. Leurs force et leur sens de la justice, erroné selon le propriétaire de l’hôtel, était la cause de ce malheur. Il n’était pas simple d’être détesté de tout un peuple, Itachi était probablement la personne la mieux placée au monde pour le savoir et le comprendre, et voila que cette triste vérité le rattrapait jusqu’ici, dans le village de Forgevieux, au cœur de West Blue.

- Maintenant sortez. Ajouta l’homme qui luttait également contre la tristesse et la colère.

La femme serpent ne put bouger, comme si cet illogisme le plus total venait de perturber tout le fonctionnement judiciaire qui était selon elle, de rigueur. Après tout, elle avait raison. Pourquoi ces hommes avaient ils tout les droits ? Saccager, piller, humilier, violer, et tuer n’était donc pas un crime ? A l’inverse défendre des pauvres villageois face à l’opprobre en était un.
Il se passait quelque chose de véritablement pas net sur cette île. Mais l’heure n’était pas aux conclusions, ils auraient le temps d’y revenir plus tard. Dans un réflexe, Itachi sorti de sa stupeur. Celle là même dans laquelle était plongée sa camarade. Il l’attrapa par le bras et sorti de l’auberge, retournant au cœur de cet enfer. Elle était toujours sujette à l’incompréhension la plus totale, laissant toutefois jaillir son incontrôlable colère.

- Ces pirates… On va leur faire la peau. Dit elle, lentement, d’un ton qui en aurait terrorisé plus d’un.

Itachi n’était absolument pas contre. Ils ne pouvaient rester là à regarder cette drôle de justice s’accomplir sans rien faire. Itachi observa durant quelques instant le village en faisant de son mieux pour faire abstraction des scènes d’horreurs, des cris et des larmes.

- C’est un fait, on ne va pas en rester là. Mais regarde autour de toi, les pirates ne sont plus là. Ils ne sont plus dans le village.

Les grandes voiles du navire étaient encore visible. Le bateau était toujours bel et bien présent. Il n’y avait donc que deux solutions possibles. Soit ils avaient traversés le village et s’étaient dirigés vers un des deux autres villages de l’île, soit ils étaient retournés à leur bateau pour la nuit. La soleil se couchait effectivement, et il n’aurait pas été très intelligent de retourner sur l’île en pleine nuit. L’assaut du navire semblait être la solution la plus appropriée. Et puis, peut être les pirates avaient décidés d’y retourner ?
Itachi fit part de ses rapides conclusions à la femme aux boucles d’oreilles, et proposa une extermination radicale de ces bandits. Il choisit ces mots-ci, précisément,, avec beaucoup de soin, afin de participer au sentiment de sa camarade.
Ce qui avait dalleurs fonctionné à merveille. Il n’attendait pas un sourire, pas dans cette situation, mais obtint de sa camarade son acquiescement. Elle se leva, respira profondément pour se remettre de cet amas d’émotions.

- Allons y. dit elle d’une voix des plus sérieuses.

Au moins elle avait retrouvé ses esprits. La réflexion ce n’était pas pour maintenant. Il partirent donc en direction du tout petit port, ou se trouvaient encore quelques un de ces brigands. Ils rigolaient et buvaient devant une jeune fille qui ne devait pas avoir plus de seize ans. A moitié dénudée, en pleurs, et terrorisée par la bande de sauvage. Qui sait le sort qu’ils lui réservaient, pour l’instant elle se contentait de se tenir droite au milieu d’un cercle de malappris, lentement déshabillée par l’un d’entre eux. Itachi et Hanami virent la scène en s’approchant. Et cela mis la jeune femme aux serpents dans un état de colère extrême. Elle avait un regard qui aurait pu tuer du simple fait de le croiser. Elle prit une lance, un petit peu émoussée qui se trouvait sur le chemin, et continua de s’approcher. Cette fois, il y allait avoir un carnage de manière certaine.

Arrivés juste derrière le banc de pirates, elle se positionna pile derrière un des hommes bruyants qui tenait une gourde en peau remplie de vin.

- Allez ! Montre moi un peu ce dont est capable le corps d’une gamine ! Cria-t-il en se levant de sa chaise prêt à se diriger vers elle pour lui infliger la pire des horreurs.

La jeune femme derrière lui n’attendit pas un instant de plus. Elle empoigna la lance avec encore plus de fermette que précédemment et la lui enfonça dans l’arrière du crane. Un coup direct qui fit ressortit la pointe par la bouche.
Tout les autres pirates regardèrent la scène avec consternation. Le pirate s’effondra au sol, au pieds de la jeune fille. Tandis que ses acolytes se levèrent, empoignants leurs armes, prêt à faire souffrir la belle reptile. L’un d’eux s’écria alors :

- Je la reconnais ! C’est la catin de ce matin ! Tous se mirent à sourire ayant encore plus envie d’écorcher vive la jeune femme. Tu n’en a pas encore eu assez ce matin, salope ?

Leur vocabulaire était digne de leur condition. Des mots barbares pour des barbares. Cependant la jeune femme avait atteint un degré de colère bien plus important qu’eux, et décocha une droite digne des plus grands boxeurs directement dans la mâchoire du premier venu, qui s’écrasa sur le ponton de bois. Itachi bondit au dessus de la masse et saisit un Kunai dans son étui. Il se réceptionna au sol, et, vif comme l’éclair, il trancha la gorge de trois pirates, qui s’effondrèrent à leur tour. Hanami pendant ce temps là, s’assit sur le corps de celui qu’elle venait de frapper, et lui enfonça lentement une lame dans l’œil. Le pirate hurla jusqu’à ce que la pointe soit assez profondément enfoncée pour qu’il trépasse.

Le dernier pirate terrorisé essaya de s’enfuir par la côte, trop facilement rattrapé par le ninja, qui le ramena sur le ponton sans l’achever. Dans le même temps Hanami trouva une couverture et enveloppa la jeune fille, en la rassurant. Elle ne disait rien, encore sous le choc de ce qu’il se serait passé sans l’intervention des deux inconnus. Boa quant à elle devait espérer que  ses premièrs mots ne seraient pas semblables à ceux du tavernier. Itachi arriva au près des deux femmes, ramenant avec lui le dernier de la bande.

- Tu me le laisse ? C’est ça ? Demanda la jeune femme encore très en colère, prête à calmer sa furie sur ce crétin.

- Attend. Nous en avons pas fini… Souviens toi, notre objectif c’est le bateau. Celui là pourrait bien nous donner quelques précieuses informations.

- Alors je t’en prie… Laisse moi faire. Demanda-t-elle d’un air des plus sincères.

Itachi la regarda dans les yeux et compris qu’il ne s’agissait pas seulement de ce village. Il y avait quelque chose d’autre enfoui en elle, quelque chose de bien plus profond. Il ferma les yeux, cédant à la requête de sa camarade, qui s’approcha du pirate.




Dernière édition par Itachi Uchiwa le Dim 27 Avr - 19:13, édité 1 fois
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Boa Hancock

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Dim 20 Avr - 18:37

De précieuses informations disait-il... Oh oui, j'allais les lui faire cracher ces informations. J'étais plutôt du genre persuasive et j'allais encore démontrer mes talents à ce moment précis. J'attrapai donc le pirate dont Squall m'avait fait cadeau par les cheveux et le traînait derrière moi jusque dans un coin isolé où personne ne pourrait nous déranger. À dire vrai je ne savais absolument pas comment allait tourner cette situation et pour être tout à fait franche, j'avais peur que quelqu'un me voit une nouvelle fois perdre mes moyens. Une fois dans une ruelle sombre à souhait, je jetai le pirate contre un mur et une fois qu'il fut étalé à terre je le coinçais en enfonçant mon talon à l'endroit où se trouvait son cœur. Il essaya bien sûr de s'échapper, je répondis donc à cette tentative par une pression accrue de mon pied sur son torse. Il ne fit plus un geste. Fière de mon effet, je me penchai vers lui, tout sourire et le salua. Je lui expliquai alors les termes de l'interrogatoire. Il répondait bien à mes questions et je lui laissais la vie sauve. Le pirate pouffa en entendant mes dires.

-Si je trahis mon capitaine, de toute façon je mourrais. Alors je préfère encore ne rien dire.

*Eh merde, il a fallut que je tombe sur un pirate intelligent ! Il va m'entendre ce Squall, il aurait pu analyser lequel de ces pirates serait le plus simple à cuisiner !*


J'essayai le mieux possible de cacher ma contrariété, il était hors de question que ce pirate ait, ne serait-ce qu'une seule seconde, compris que j'étais, un peu, désemparée. Je me composai donc un visage impassible révélant seulement un petit sourire moqueur.

-Je veux des informations mais tu te fiches de mourir maintenant. Dans ce cas... Penses-tu qu'une récompense plus agréable pourrait délier ta langue ?

Eh oui, il avait beau être un pirate, il n'en était pas moins un homme et il se trouvait que les hommes, je savais les manipuler. Aucun ne me résistait et j'étais passée maître en la matière. Je voyais déjà qu'il était intrigué parce que je lui proposais. Je changeai donc lentement de position. Je mis un genou à terre continuant d'exercer une pression conséquente sur son torse. J'avais ensuite posé mes doigts un à un sur son cou tandis que je me plaçais à califourchon sur cet homme que je répugnais tout en découvrant l'une de mes jambes.

-Alors ? Tu répondras à mes questions ?
-Tout ce que tu veux ma belle !


C'était presque trop simple. Moi, femme parfaite, lui, homme de bas étage ; lui faire croire que je serais sienne avait été tellement facile. Pourtant, il aurait dû se douter que c'était totalement impossible. Comme si j'étais le genre de femme à me donner sans concession à un homme de sa condition seulement pour avoir des informations. Il m'expliqua donc comment Squall et moi pourrions nous infiltrer dans la forteresse qu'était ce bateau pirate. Ce bâtiment possédait des fentes à canon qui étaient assez large pour laisser passer un homme. Nous arriverions donc dans les cales. Ces dernières étaient généralement vides les jours d'accostage, les pirates préféraient profiter des joies de la ville plutôt que rester sur le navire. Toujours était-il que des rondes avaient lieu tous les jours. Chaque ronde durait environs deux heures et chaque relève était un moment de détente et d'oubli sans précédent. Il était apparemment expert en la matière. Squall et moi n'avions donc qu'à attendre une relève pour nous faufiler jusque dans la cabine du capitaine. À chaque nouvelle information qu'il me fournissait je me penchais vers lui, je pressais ma poitrine contre son torse, je plaçais mes cheveux de façon à ce qu'ils lui effleurent le visage, je mettais ma tête tout contre la sienne accélérant moi-même ma respiration pour lui faire croire que j'attendais avec impatience la fin de son discours. Je sentais son excitation grandir peu à peu. Lui-même commençait à avoir du mal à parler. Je lui chuchotai alors doucement à l'oreille faisant en sorte que ma voix se perde dans l'air :

-Comment je peux être sûre que tu me dis la vérité...
-Je... Je suis incapable de mentir en ce moment !


Satisfaite, je lâchais ma prise sur son cou et descendait le long de son torse en prenant bien soin de garder le plus de contact possible entre nos deux corps. Au niveau de son pantalon, je lui enlevai délicatement et empoignait fermement ce qu'il avait très certainement de plus précieux. J'approchai ma bouche lentement, contenant tout le suspens. Et c'est alors que Tanma passa à l'action. Il était resté à mon cou, bien caché sous mon manteau de voyage. À la vitesse de l'éclair il attaqua les parties génitales de ce pirate avec qui j'avais passé déjà bien trop de temps. Il avait été parfait ! Il avait tout de suite compris ce que je voulais faire ! M'étant retrouvée sans armes je n'avais aucun moyen de le trancher, mais Tanma était mon arme la plus secrète et il avait agressé cet homme exactement au bon moment.
Je me relavai alors et laissai le pirate se vider de son sang. Tanma se cacha de nouveau sous mon manteau de voyage et nous repartîmes en direction de Squall et de la jeune fille que nous avions sauvé quelques minutes plus tôt. En m'approchant d'eux, je vis la jeune fille avoir une réaction des plus étranges. Elle s'était cachée derrière mon acolyte. J'interrogeai donc ce dernier du regard et celui-ci secoua la tête. Sois il ne comprenait pas plus que moi sa réaction, soit il l'avait compris et avait tenté de la raisonner en vain. Dans tous les cas, c'était clair, cette jeune femme avait peur de moi. J'étais quelque peu atterrée par cette nouvelle. À croire que je faisais tout de travers sur cette île. J'étais une Marine bon sang ! Et pourtant, selon le tavernier je jouais la maligne, et selon cette jeune fille j'étais terrifiante ! J'effaçai ces pensées de ma mémoire. Après tout, je savais ce que je valais et ce n'était pas trois pauvres villageois qui allait me faire douter. J'ignorai donc la jeune femme et m'adressai à Squall :


-Je te remercie de m'avoir laisser cuisiner ce pirate. Je dois quand même te faire remarquer que pour un homme qui sait déceler qui ment ou non, tu n'as pas été capable de voir que ce pirate serait assez intelligent pour que les menaces habituelles soient sans effet sur lui ! J'espère que tu prévois une récompense pour mon travail acharné !

Après cette boutade, je lui expliquai ensuite comment nous pourrions nous infiltrer dans le navire ennemi sans trop de dommage. Puis j'ajoutai :

-Il faut toutefois savoir que ce pirate m'a mis en garde. Ne me demande pas comment cela se fait, je ne te répondrais pas ! Il m'a dit qu'il ne suivait pas son capitaine et qu'il ne lui était pas, relativement, fidèle pour rien. Il considère cet homme comme un monstre. Un homme tellement fort que même certains Marines le craignent.

Je m'arrêtai là tentant de cacher mon amusement face à cet avertissement. Faisant moi-même partie de la Marine, je savais que très peu des officiers avait peur des pirates qui se cantonnaient à rester sur les Blues. Cet argument perdit donc toute crédibilité face à moi. Mais peut-être que Squall y accorderait plus d'importance.

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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Lun 28 Avr - 16:43

Tandis que la jeune femme partait avec le prisonnier pour lui soutirer quelques informations, qui ne pouvaient être que bénéfiques, le ninja resta seul avec la pauvre fille encore traumatisée par ce qui avait failli lui arriver. Il s’assit sur un tonneau de bois et proposa à la jeune fille de faire de même. Elle ne lâcha pas un seul mot, encore trop apeurée.

Tu n’as pas à avoir peur. Nous ne te ferons aucun mal. Lui expliqua le déserteur avec le plus de gentillesse qu’il put produire.

Finalement elle consentit à s’assoir, sans dire un seul mot, regardant la terre sur laquelle quelques traces de sang restaient encore visibles. Elle s’efforçait de retenir ses larmes, la rage, la peur, l’indignation, et peut-être même la honte. Voila l’image que les pirates développaient à chacun de leurs passages. Il ne fallait bien sur pas faire d’un cas une généralité, mais d’une forme globale, beaucoup de pirates jouaient les monstres dépourvus de toute dignité et de tout sentiment. Le drapeau noir à tête de mort faisait désormais forte impression dans toutes les mers du globe.
Il y avait détail qui n’avait pas échappé au ninja, le titillant bien plus que les atrocités qu’ils auraient pu commettre sans son arrivée et celle d’Hanami.

- Puis-je te poser une question ? Demanda-t-il.

Il n’obtint aucune réponse de cette pauvre fille qui avait le regard encore troublé par l’image de ces malotrus. En temps général le ninja aurait supporté cette absence de réponse et n’aurait pas insisté, mais ce détail auquel il ne pouvait s’empêcher de penser depuis son retour à Forgevieux, le laissait pantois. Il y avait quelque chose d’anormal dans cette attaque de pirates… Il devait en avoir le cœur net.

- Nous sommes intervenus une première fois ce matin face à ces hommes. Et nous avons cru comprendre qu’il s’agissait d’une erreur, qu’il valait apparemment mieux les laisser faire, sans intervenir… J’aimerais comprendre ce qu’il se passe sur cette île.

Sans répondre, elle eut enfin une réaction. Ses yeux s’écarquillèrent légèrement et elle fit un léger recul de la tête . Visiblement elle savait de quoi parlait le ninja, mais semblait terriblement gênée par cette question. Il y avait effectivement quelque chose de louche qui se tramait sur cette île. La peur des représailles était une chose, la tolérance des atrocités en était une autre.
Après un moment d’hésitation, elle se décida à répondre, bien que les explications furent courtes il s’agissait là d’une ouverture dont il fallait profiter.

- Lord… Cavengard.

Un nom. Voila l’indice duquel il allait falloir déduire un certain nombre de choses… ça n’allait pas être simple mais c’était un bon début. Seulement il ne sortit rien de plus de la bouche de la jeune femme, ce qui mit la puce à l’oreille au ninja. Si elle ne disait rien c’était peut être parce que cette île n’était pas si libre que ce qu’elle le prétendait. Les Marines étaient présents sur cette île, mais ils n’étaient peut être pas au courant de tout… Ou encore pire, ils pouvaient être corrompus. Un alliance marines et pirates n’était jamais une bonne choses, qu’importe le cas, il s’agissait toujours d’un accord fait dans l’ombre apportant le chaos et la désolation. Mais il n’en était pas encore au point de pouvoir tirer de telles conclusions. Il pouvait y avoir d’autres explications, à commencer par des détails sur ce fameux Cavengard.

- Lord Calengard ? Tu peux m’en dire plus ? Demanda calmement le ninja.

Elle serra les poings sur ses genoux, comme pour signifier le désarroi et la peur. Elle inspira profondément avant d’offrir quelques informations supplémentaires.

- C’est l’homme qui a racheté le château de Rochesainte… Un homme puissant. Très puissant…

Ce n’était pas si mal, il parvenait à avancer mine de rien. Lentement, mais surement sa collecte d’informations s’enrichissait. Un homme si « puissant » n’était probablement pas tout blanc dans cette drôle d’affaire.

- Il y a un rapport avec les pirates ? Demanda le ninja se doutant qu’il s’agissait de la question qui fâcherait.

Elle mit un temps avant de répondre. Certes le ninja lui avait probablement sauvé la vie, et même sauvé son honneur de jeune femme, mais il n’en restait pas moins un inconnu. Obtenir des réponses rapidement n’était jamais quelque chose de facile, même lorsque que l’on ne se présentait pas en tant que fugitif.

- Je ne suis pas bien au fait de ces choses… mais…

Elle n’ajouta rien incapable de finir sa phrase. Elle paraissait terrorisée à l’idée de parler de cet homme. Pourtant le ninja voyait bien que la jeune femme essayait d’y mettre du sien. Mais la peur paralysait ses cordes vocales, elle ne parvenait pas à développer plus ses explications. Le déserteur observant ce tumulte psychologique reprit la parole, pour mettre un terme au calvaire de cette pauvre jeune femme.

- C’est bon. N’en dit pas plus, ne t’inquiète pas. Ca ira…

Peut être un peu trop gentil, et finalement en manque d’informations, il pouvait au moins se venter d’avoir un bon timing. Sa collègue Hanami revint de son interrogatoire victorieux. Mais comme à son habitude, elle ne put s’empêcher de se plaindre et fit un petit reproche au ninja. Rien de méchant, tout ce qu’il y avait de plus gentil même, histoire de marquer un peu plus la complicité naissante entre les deux personnages.
Il y eut bien plus étonnant que cela. La jeune fille, dont il ignorait encore le nom, se rua derrière l’homme aux Sharingans, comme apeurée par la jeune femme aux boucles d’oreilles reptiliennes. Itachi fit un signe de la tête à sa camarade qui signifiait qu’il en comprenait pas sa réaction. Quoi qu’il avait en fait une petite idée sur le pourquoi de la chose. La tavernier l’avait dit lui-même, à trop jouer les héros, les deux jeunes « justiciers » comme on les appelait, avaient du attirer l’attention. Et il fallait croire que c’était une mauvaise chose, puisque la jeune fille semblait fuir Hanami comme la peste. Soit ils étaient devenus les ennemis publics numéro un, soit une rafale de vengeance se préparait.

- Il faut toutefois savoir que ce pirate m'a mis en garde. Ne me demande pas comment cela se fait, je ne te répondrais pas ! Il m'a dit qu'il ne suivait pas son capitaine et qu'il ne lui était pas, relativement, fidèle pour rien. Il considère cet homme comme un monstre. Un homme tellement fort que même certains Marines le craignent.

Un phénomène de foire… Cela faisait longtemps. Le dernier en date devait être le lieutenant Freecs, à qui il avait eu à faire sur Dustone Road. C’était probablement le prix à payer pour être définitivement prêt pour Grandline… Les pirates les plus forts se trouvaient sur la route de tout les périls, c’était un fait, mais il devait bien y avoir quelques récalcitrants, voila qu’il s’agissait d’un de ceux-là.

- Bon… On ne devrait peut être pas perdre de temps. Proposa le ninja en regardant le bateau pirate qui flottait un peu plus loin.

- De ce que j’en sais, le meilleur moyen de s’infiltrer sur leur bâtiment et de passer par les fentes à canon. Ce ne sera pas forcement simple, mais c’est probablement le meilleur moyen.

Le ninja se tut et tourna la tète vers sa camarade avec un sourire amusé bien affiché. Hanami le regarda assez interloquée par ce revirement amical soudain. Il fallait dire que la spécialité principale du déserteur était l’infiltration. Alors lui offrir un passage suffisamment grand pour y pénétrer était un cadeau largement suffisant pour mener à bien ce début d’assaut.
Itachi n’était pourtant pas du genre à crier victoire trop vite, ni même à vanter ses capacités, mais cette nouvelle ne put l’empêcher d’afficher sa satisfaction. S’infiltrer devait être assez simple, pour ce qui est du carnage qui s’en suivrait, il fallait encore attendre pour évaluer les risques. Mais il ne pouvait bien sur pas prendre le risque d’expliquer ce sourire incompréhensible à sa camarade. Après tout il s’appelait Squall et non pas Itachi.

- Quoi ? Qu’Est-ce qu’il y a ? demanda la jeune femme perplexe.

- Rien. Répondit-il, toujours en souriant et en secouant légèrement la tête.

Ils se dirigèrent vers la barque qui était attachée au pont et scrutèrent le bateau. Y aller en pleine journée était un risque délicat et pouvait réduire leur avantage de l’infiltration à néant. D’un autre coté, le soleil commençait à disparaitre à l’autre bout de la mer. Itachi prit un bâton et le bloqua verticalement dans la barque. Il plaça un des cadavre dos à ce même bâton, pour simuler un retour allié. Il en plaça un autre assis, dont il fit tenir le corps inerte avec un petit morceau de ficelle relié au bâton.

- Ca devrait être bon pour s’approcher sans éveiller les soupçons. Dit il.

Le premier cadavre était placé à l’avant de la barque, de manière à afficher la venue amicale du convoi. Ce qui n’était bien sur qu’une feinte, puisque le pauvre homme adossé n’était même plus de ce monde.

- C’est bien beau tout ça, mais tu compte vraiment me faire monter dans une chaloupe avec des cadavres ? Railla Hanami, par pur esprit d’amusement.

- Si tu te sens de faire toute la longueur en apnée, tu es libre de le faire. Personnellement j’en suis incapable. Répliqua le ninja, non sans un soupçon d’humour.

- Tu n’est vraiment pas drôle Squall ! S’exclama-t-elle en bougonnant.

Elle se plaça finalement dans la barque en première. Itachi suivit le pas, et se plaça aux rames. Il regarda une dernière fois la jeune fille qui était silencieuse depuis le début, et ne put s’empêcher de lui laisser un dernier mot amical.

- Ne t’inquiètes pas. Tout se passeras bien désormais.

Elle conserva le silence, les larmes aux yeux. Difficile de dire s’il s’agissait de la tristesse, de la gratitude ou même de la colère. Après tout c’était vrai, il paraissait que s’opposer aux pirates était une erreur à ne surtout pas commettre. Ils l’avaient déjà commise et semblaient être prêts à réitérer l’exploit. Mais difficile pour sa camarade reptilienne de ne pas réagir devant de telles atrocités. Et même si Itachi avait été contraint d’effectuer ce genre d’abominables manœuvres par le passé, il ne cautionnait pas de le faire par plaisir.  

- C’est un peu osé de dire ça maintenant, tu ne crois pas ? On sera seulement deux contre tout un équipage… Demanda sa partenaire qui était en réalité tout à fait confiante de ce duo.

- Je ne parlait pas de nous. Mais d’elle. Répondit il.

Finalement, cela revenait plus ou moins au même. Pour affirmer une chose pareille, il fallait être sur que l’attaque se passerait bien. Il s’agissait peut être encore d’un esprit de contradiction subtilement amené pour embêter sa partenaire. Pour un drôle de jeu, il s’agissait vraiment d’un drôle de jeu.
Il posa ses mains sur les rames et commença à se diriger vers le bateau. Laissant la jeune fille sur le ponton, les deux mains devant la bouche, regardant ses sauveurs partir vers des ennemis certains.

Malgré la peur de la jeune fille, et les boutades des deux partenaires, la concentration était à son comble. Une pareille mission improvisée, n’allait pas forcement être une partie de plaisir. Ils le savaient tout les deux, mais avancèrent sans peur et déterminés…

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Lun 12 Mai - 18:18

Après quelques explications sur la meilleure façon pour nous de s'infiltrer sur ce bateau, Squall me gratifia d'un grand sourire. C'était la première fois qu'il faisait ça. Il souriait comme s'il ne pouvait pas le retirer de son visage.

-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demandai-je avec insistance.
-Rien, dit-il toujours en souriant.

C'était plus que déconcertant. Squall ne s'était jamais comporter comme ça ! Bien sûr il avait souri de temps en temps mais c'était pendant nos joutes verbales, jamais comme ça, sans raison. je ne comprenais vraiment pas ce qui le poussait à afficher un tel contentement. On allait devoir infiltrer un bateau pirate, trouver le capitaine et se battre contre lui. Rien de très réjouissant ! Et pourtant, lui, il souriait. Je décidais de ne pas m'attarder plus longtemps sur son cas perdu au risque de trop me torturer l'esprit.
Je suivis donc mon compagnon jusqu'à la barque et vis avec horreur qu'il y disposait les corps que nous venions de tuer de tel façon que, de loin, on aurait pu croire qu'il ramait et qu'ils étaient encore vivant.


-Ça devrait être bon pour s’approcher sans éveiller les soupçons.
-C’est bien beau tout ça, mais tu compte vraiment me faire monter dans une chaloupe avec des cadavres ?
Répondis-je entre la taquinerie et le dégoût.
-Si tu te sens de faire toute la longueur en apnée, tu es libre de le faire. Personnellement j’en suis incapable, répliqua-t-il son grand sourire toujours sur le visage.
-T’es vraiment pas drôle Squall, bougonnai-je avant de prendre place sur cette barque morbide.

Avant de me rejoindre, il se tourna vers la jeune femme que je terrifiais toujours et la rassura comme s'il était certain de notre victoire ou simplement que plus jamais personne ne lui ferait subir ce qu'elle a vécu aujourd'hui. Je lui rappelais donc le plus sérieusement du monde que rien n'était moins sûr. Evidemment je ne doutais pas de nous mais mignonne comme elle était, cette jeune fille risquait fortement de se faire de nouveau importunée.
C'est donc sur cette note ô combien joyeuse que nous avancions vers le navire ennemi. Le soleil terminait sa course dans la ciel et la pénombre suivait ses pas facilitant notre camouflage. Nous arrivâmes sans encombre prêt de la coque et déjà nous rencontrions un obstacle. Comment allions nous faire pour monter jusqu'aux fentes ? Je n'avais pas pensé à ce détail mais j'avais tout de même rapidement trouvé une solution. La chaîne de l'ancre dépassait à quelques mètres de là. Je demandais donc à l'homme qui m'avait forcé à faire route avec des cadavres de nous approcher le plus possible de cette chaîne pour que nous puissions y grimper.  Une fois assez prêt je m'accrochai à la chaîne et commençai mon ascension à la force de mes bras. C'était loin d'être facile. La chaîne était humide et je glissais. J'avais l'impression de faire trois pas en avant mais un en arrière. J'avançais, certes, mais cette avancée avait toutes les chances de m'épuiser. Enfin j'arrivai au niveau des fentes. Mon visage s'illumina. Je me mis donc à chercher des défauts dans le bois, des petits creux ou des appuis qui me permettrais de me frayer un chemin jusqu'aux fentes. Je me rendis alors compte que la distance à parcourir entre la chaîne et les appuis était trop importante pour que je puisse la franchir seulement en étirant mes membres. Je me balançai donc à la chaîne et tentai un saut. Ma main rata le creux, mon pied glissa sur son appui. Je tombai. Heureusement pour moi, la chaîne continuait à se balancer. Je pus donc m'y rattraper de justesse avec deux doigts qui se coincèrent dans l'un des maillons. Tout mon poids se balançait au bout de ces deux doigts. La douleur m'arracha un cri mais je repris tout de même ma route. Il fallait que nous vainquions ces pirates ne serait-ce que pour montrer aux villageois que ces attaques ne sont pas une fatalité. Cette fois je réussis mon saut. Je m'agrippai de mes deux mains dans le creux que j'avais repéré et replaçai mon pied sur un appui. Atteindre la fente ne fus plus qu'une formalité après ça. Je m'infiltrai donc et me tournai vers Squall pour voir où il en était.
Il devait encore cacher la petite barque car je ne l'entendais pas souffrir sous l'effort. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je le vis marcher à la verticale sur la coque du bateau. Une fois qu'il fut à l'intérieur, je lui lançais un regard noir et m'écriai :


-Non mais je rêve ! T'avais cette technique pendant tout ce temps et tu m'as laissée me rendre complètement ridicule alors que tu aurais pu me porter !
-Te porter en utilisant cette technique n'est pas si simple... Et j'étais curieux de voir comment tu allais t'infiltrer dans ce bateau.
-Eh bien te voilà servi ! J'espère que tu es satisfait parce que je ne vais plus faire aucun effort !
-Qu'à cela ne tienne, nous serons tués
, répliqua-t-il avec cynisme.
-Tu seras tué, moi je trouverai un moyen de m'échapper ! Sauf si tu décides de t'occuper du capitaine, là je reconsidérerais la question, dis-je sur le ton de la provocation.
-Si ça peut te rassurer je ne compte pas mourir non plus... Mais dis-moi, aurais-tu peur du capitaine ?

J'éclatai soudain de rire. Comme si je pouvais avoir peu d'un pirate de pacotille qui ne faisait qu'écumer les Blues !

-Absolument pas, disons que j'ai envie de te voir combattre, je veux connaître tes capacités et j'estime t'avoir bien assez montrer les miennes, répliquai-je avec une mauvaise fois sans précédent.

Le fait était que j'avais beau vouloir aider les villageois, ma fainéantise reprenait le dessus. Il secoua alors la tête et sourit de nouveau. J'avais tendance à croire qu'il savait très bien que mon excuse n'était pas du tout fondée.


-Je pourrais en dire autant nous nous sommes tout deux battus de la même manière. De plus il est possible que tu n'aies même pas l'occasion de voir mes techniques...
-C'est quand même bien dommage ! Je sais qu'on a établi certaines règles mais j'aimerais vraiment en savoir plus sur toi ! Et puis bon, je doute que ce capitaine soit si fort que ça, tu devrais t'en sortir sans problème.
-Tu m'as l'air d'en savoir pas mal sur ce capitaine ! Et j'ajouterais que je te verrais au moins combattre face à ses sbires !
-Pourquoi pas, du moment que je ne dois pas m'engager dans un combat qui serait peut-être fatiguant. Après avoir grimper avec tant de difficultés, je suis fatiguée tu sais
, dis-je avec la voix d'une jeune fille en fleur.
-Entamer un assaut en se plaignant d'être fatiguée pour avoir grimpé une cloison de deux mètres tout au plus... Je commence à croire que je vais être contraint de te protéger...
-Pardon ! Me protéger ? Tu sais à qui tu t'adresses j'espère ! Tu sais, celle qui fait tout le travail depuis qu'on est ici !
-Je considérerais que tu auras effectivement fait tout le travail si tu bats le capitaine en combat singulier
, dit-il avec un petit sourire.
-Je sais que tu viens de me manipuler en beauté et j'ai tendance à te haïr pour ça mais je vais le battre ton capitaine, bougonnai-je, agacée.
-Si tu sais que je viens de te manipuler, pourquoi me donne tu le luxe d'obtenir gain de cause ?
-Parce que tu ne pourras plus rien dire ensuite
, répondis-je en envoyant mes cheveux en arrière d'un geste de la main.

Je partis alors devant. S'il avait répondu quelque chose, j'avais pris grand soin de ne pas l'écouter. Je bouillais de l'intérieur ! Comme s'il allait devoir me protéger ! Moi ? Ça faisait sept ans que j'étais dans la Marine. Je pouvais facilement battre des sergents sans trop me fatiguer et lui, il osait dire qu'il allait devoir me protéger ? Aveuglée de colère, je déboulai sur le pont sans même prêter attention au tour de garde. Évidemment, les pirates de garde se jetèrent sur nous. J'esquivais quelques attaques sans trop de difficulté et quittai le combat en lançant à Squall avec un grand sourire au lèvres :


-Eux, ce sont tes adversaires. Bon courage !

J'ouvris alors la porte de la cabine du capitaine et me retrouvait nez à nez avec lui. Visiblement, il semblait prêt à sortir pour voir ce qui provoquait un tel boucan.

-Salut, moi c'est Boa, l'abordai-je en entortillant mes cheveux autours de mes doigts. Ça te dit un petit moment agréable pendant que tes deux sbires sont occupés ?

La réponse fut sans appel, il abattit son sabre sur moi. Le combat commencerait donc maintenant.

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Ven 16 Mai - 9:55

Le plus drôle, et de loin, était de voir Hanami se décomposer dès l"arrivée du déserteur sur le bateau. Itachi n’avais pas menti, sa maîtrisa du chakra était excellente, mais grimper ainsi avec sa collègue aux bras était sacrément compliqué.
Il y serait très certainement parvenu, mais laisser se débrouiller cette tête de mule, était beaucoup plus jouissif !  Il fallait parfois, un peu profiter des petits plaisirs qui se proposait à lui.

Une fois dans la cale, une discussion débuta. Quoi qu’une discussion n’était pas tout à fait cela… Il s’agissait plus de définir qui allait affronter le capitaine de l'équipage. Une besogne, que le déserteur laissa à la femme reptile, qui elle, essayait de s’en débarrasser. Après une petite guerre des nerfs rudement menée par les deux assaillants, l’affrontement du capitaine revint à Hanami, qui semblait ronchonner de la manière dont le ninja avait mener cette bataille psychologique.  
Elle avança dans la salle suivante, qui se trouvait être en fait le pont. Itachi la suivit, et constata un comité de réception digne de ce nom. Sans attendre il bondirent sur la jeune femme, qui selon eux n’avait rien à faire là. Ou peut être étaient ils attirés par la beauté sauvage de cette peste ? Car oui, bien qu’elle semblait avoir un grand cœur, elle avait un sale caractère, et une mauvaise foi extraordinaire.
Elle esquiva habilement chacun des coups qu’on lui donna et se dirigea vers ce qui devait être la cabine du capitaine.

- Eux, ce sont tes adversaires. Bon courage ! Lâcha-t-elle avec un grand sourire, qui signifiait au mieux «  ça t’apprendra à dire des choses pareilles ! »

Mais il ne fallait pas se mentir. Il ne s’agissait que du menu fretin. S’il y avait un gros morceau, c’était elle qui allait se le farcir. Et curieusement, il lui semblait très clairement que c’est-ce qui l’agaçait. L’affronter, lui rappelait les paroles d’Itachi. Elle démarrait au quart de tour, un véritable phénomène.
Elle ouvrit la porte et la referma derrière elle, de manière à ce que le ninja ne puisse rien voir de son affrontement. Encore une manière de dire « Bien fait pour toi ! ». Une vraie gamine… Gentille, il n’y avait pas à contester ce fait, mais il n’empêche qu’il s’agissait d’une ronchonne de surcroît, qui en plus d’être de mauvaise foi, semblait être mauvaise perdante.
L’homme aux Sharingans soupira. Elle était peut être exaspérante, mais lui aussi pouvait paraître détestable. Jouer la carte du cynisme pouvait sembler de mauvais gout, est avait pu énerver la jeune femme, il le comprenait. Puis il y avait la petite chose qu’elle avait apparemment mal vécue. Ce n’était pas le genre de femme qui avait besoin d’une protection. Ce filou de ninja choisissait ses mots avec soin. Le vocabulaire était souvent une arme redoutable !

Il se re-concentra sur le personnel qui l’entourait. Une dizaine de matelots, vides d’esprit mais pleins de hargne, lui sautèrent dessus. Le ninja effectua quelques signes de la main, et laissa sa place à un clone, qui partit en fumée noire au premier contact. Observant dès lors la scène depuis le haut du mas, le ninja fit un saut de l’ange, attendu en contre bas par les infâmes, qui lâchaient différents cris de satisfaction.  Une satisfaction qui ne tarderait pas à devenir de la crainte et de l’effroi. Dans sa chute le ninja, utilisa ses bases du Nen de l’Emission pour ralentir sa chute, et prendre à revers, les quelques soldats qui avaient attaqué de fait trop tôt, leur adversaire plongeant.
Les épées et autres masses, à terre après un inutile coup prématuré. Le ninja, distribua un coup de pied retourné au premier, qui s’effondra au sol. Il saisit sa masse, d’un poids considérable, et la fit voler dans la mêlée générale, de l’équipage. Profitant de leur étourdissement momentané, il saisit son kunai et trancha la trachée du suivant, pour saisir sa hallebarde. Ce n’était pas l’arme avec laquelle il était le plus à l’aise, mais c’était toujours mieux que de se retrouver à main nues.

D’un bond bien assuré, il trancha les bras d’un  matelot s’égosillant sous la douleur. Cette arme était d’une maniabilité délicate, mais son tranchant et sa portée n’avait pas de pareil. Il lança son arme dans le ciel, et prit le  corps encore souffrant de l’amputé pour le jeter sur le reste des assaillants, déséquilibrés après cette percussion inopinée. Dans un timing calculé, la hallebarde lui revint en main, et d’une valse fatale, il trancha quatre tête sur le revers.
Voila que la moitié de ses adversaires avaient été réduits au silence. Il usa alors de son Sharingan pour éviter les coups de ce qui semblait être un artiste martial. Après avoir éviter de vigoureux crochets du droit, le ninja s’abaissa et transperça le pied de son adversaire avec le même Kunai que précédemment. Après un bref hurlement l’homme eut la nuque retournée, par le ninja qui n’avait pas attendu pour lui passer dans le dos. Il réutilisa la hallebarde pour conserver une semi distance avec les trois derniers pirates qui semblaient redoubler de vigilance après avoir vu le capacités du jeune Uchiwa.
Se servant de son arme comme d’une perche le ninja put bondir haut dans les airs, et jeter une salves de Shurikens sur ses adversaires qui furent immobilisés sur l’instant, et même quelque peu touchés. De retour au sol, il en fit basculer un par-dessus bord, et trancha la gorge du second avec un Shuriken qui avait atterrit sur le plancher.
Dans un probable élan de désespoir, l’ultime survivant chargea à l’aide de la grosse masse d’un de ses anciens Co équipiers. Le ninja usa une nouvelle fois d’une permutation pour le faire frapper un de ses anciens camarade tombé quelques instants plus tôt, et surtout pour se permettre d’être dans son dos. Il enfonça profondément son kunai dans l’échine de l’homme qui gémit faiblement avant de s’effondrer au sol.

Une tapisserie humaine, cheminée par quelques gémissements persistants, de ceux qu' Itachi avait, au moins, temporairement épargnés.  Il se dirigea alors vers la porte derrière laquelle devait se trouver sa collègue et le capitaine.
Il poussa la poignée, et fit grincer le bois en poussant le pan de porte.  Un combat venait de débuter, et semblait pour le moment équilibré. Le ninja s'adossa sur l'encadrement de la porte pour profiter du spectacle, et peut être en savoir un peu plus sur les capacités d'Hanami.


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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Sam 17 Mai - 23:29

J'esquivai sans difficulté d'un saut périlleux et j'atterris derrière lui. J'enchaînai directement avec un coup de pied dans le dos. Le coup le propulsa contre la porte. Il était sonné, j'en profitai pour lui asséné un coup de la paume dans le dos une nouvelle fois. Il s'écroula.

-Eh bah... Si j'avais su que t'étais aussi peu coriace, j'aurais vraiment pas fait autant d'histoires.

Je m'approchai de la fenêtre du cabinet tentant d'espionner les techniques de mon compagnon de route mais bien sûr, il utilisait des techniques des plus ordinaires. Je ne parvenais pas à déterminer sa véritable force. Je n'arrivais pas à m'en faire ne serait-ce qu'une idée, et franchement, ça m’horripilait. Cependant, je n'eus pas le temps de m'énerver plus que ça. Quelque chose fendit l'air. J'esquivait de justesse avec un pas de côté. Je me retournai et je vis le capitaine me faire face. J'aurai dû m'en douter. Si ce type était tel que mon indic me l'avait décrit, je ne l'aurais jamais battu aussi facilement.

-Surprise ? Demanda-t-il fier de son effet.
-Pas plus que ça, au contraire, je suis rassurée !
-Ça ne va pas durer longtemps !
-On verra ça
, fis-je avec un sourire déterminé.

Nous nous élançâmes tous deux dans la bataille. Il enchaînait les coups, je les esquivais sautant partout où je le pouvais. Il avait une bonne technique. Sa garde était bonne. Je n'y voyais aucune ouverture. Ses déplacements étaient également parfait. De toute évidence il avait un bon niveau. Mais je n'étais pas en reste. Je continuais à esquiver analysant, le plus précisément possible ses techniques et la façon qu'il avait de se mouvoir.


-Tu vas arrêter espèce de sauterelle.
-Bof, je préfère les serpents tu sais ! Je veux dire, ça se voit non ?
Déclarai-je en montrant mes boucles d'oreille.

Il abattit de nouveau son sabre sur moi et j'esquivai. Il venait de détruire son bureau quand Squall arriva, comme une fleur dans la pièce. Enfin dans la pièce, il restait dans l'encadré de la porte histoire de profiter du spectacle.


-... Si la porte était fermée c'était pas pour rien...

Cette seconde d'inattention me coûta cher, je reçus mon premier coup. J'avais réussi à limiter les dégâts mais j'en ressortis tout de même avec une jolie entaille au bras. Je lui lançai un regard noir et effectuai un coup de pied retourné qui l'envoya valdinguer de l'autre côté de la pièce. Contrairement au début de notre combat, il ne mit que quelques secondes à se relever. J'en profitai pour m'élancer une nouvelle fois dans les airs et effectuer un battement. Il reçu les coups de pied en plein dans le menton. Il fut étourdi pendant quelques secondes durant lesquelles je lui assénai quelque coup du tranchant de la main. Je ne lui laissais aucun répit, il était hors de question que je perde alors que Squall m'observait. Malheureusement mes envies passaient après la réalité. Ce que dégageait le pirate changea tout à coup ! Je n'avais encore jamais ressenti ça. C'était quelque chose de maléfique, de meurtrier... Je restai paralysée quelques secondes ce qui me valut une seconde entaille à la jambe. Je la saisis, piquée au vif, et le coup s'abattit une nouvelle fois. Je roulais à terre pour l'esquiver mais j'y laissai ma cheville. Un autre entaille. J'avais l'impression de perdre tous mes moyens. Le capitaine, dont les techniques n'étaient apparemment pas si redoutables me terrifiait. Il fallait que je me ressaisisse mais je n'avais aucun endroit où me cacher, la pièce était beaucoup trop petite....

*Dans ce cas, il ne me reste qu'un seul moyen.*

Je me remis debout, ancrai mes appuis dans le sol et gardai cette position, immobile. Je fermais les yeux et attendis. J'entendis le capitaine rire grassement. Il devait penser que j'étais folle. Il accourut et abattit de nouveau son arme sur moi, je commençais à connaître le geste. Je rouvrit les yeux à ce moment précis et arrêtai la lame entre mes deux mains. La lame toujours entre les mains je fléchis mes jambes prenant le plus d'élan possible. puis je sautai, assez haut pour passez de nouveau derrière lui, lui dérobant ainsi son arme. J'enchaînai alors de nouveau quelques coups de pied au ventre, au menton, dans les côtes. Finalement ce fut un nouveau coup de genoux sauté qu'il reçut en plain menton qui le fit tomber lourdement à terre à demi conscient. J'attrapai alors la garde du sabre et le soupesai tandis qu'il me regardait sombrement.


-Joli lame que tu as là mon cher. Voyons si j'arrive à m'en servir.

Une entaille, deux entailles, trois entailles. Toutes aux endroits qu'il avait abîmés sur mon propre corps. Puis je m'attardai sur son cou.

-Plus jamais, tu ne t'en prendras plus jamais aux villageois. C'est compris ?

Il ne répondit rien, me lançant toujours ce regard noir. Je lui entaillai alors profondément la joue.

-Prends ça comme un avertissement, menaçai-je froidement.

Je jetai ensuite le sabre à son côté, l'enjambai et passai devant Squall. Alors que je ramenais mes cheveux en arrière, je lui signifiai que nous en avions fini ici. Tandis que nous faisions le chemin inverse pour retrouver le quai, il m'interrogea :


-Tu ne l'as pas tué, pourquoi ?
-Si l'équipage n'a plus de capitaine, qui les fera partir de cette île dis-moi ?


Je n'attendis pas sa réponse et je glissai le long de la chaîne. J'étais persuadée qu'il avait posé la question pour avoir la confirmation de ce qu'il soupçonnait déjà. Mais je n'étais pas d'humeur, j'étais encore agacée de ce qu'il m'avait dit pour que j'affronte le capitaine. En plus de ça, il avait vu quelques unes de mes capacités, encore. Heureusement, je n'avais pas eu besoin d'utiliser mon fouet cette fois-ci. Je jetais les cadavres à la mer avant de prendre place dans la petite barque tout en repensant à ce que dégageait le capitaine. Je ne savais comment ni pourquoi mais je sentais que nous allions de nouveau avoir affaire à lui.

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Ven 23 Mai - 0:20

Le ninja essayait de suivre de très près le déroulement du combat, éventuellement prêt à intervenir en cas de nécessité. Hanami avait probablement mal prit le soupçon de provocation de la part de l’homme aux Sharingans, mais prudence était mère de sureté. Mieux valait intervenir en cas de danger que regarder sa camarade se faire tuer sans bouger.
Mais la jeune femme n’en était pas encore là, elle faisait jeu égal avec le capitaine, et il semblait au déserteur qu’elle ne forçait pas trop sur la pédale. Il en eut la confirmation lorsqu’elle prit un avantage conséquent sur l’affrontement.

Ce duel se conclut finalement par la victoire de la jeune femme qui épargna la vie du capitaine en prétextant qu’il fallait bien que quelqu’un donne l’ordre de se retirer et de ne plus jamais amarrer sur Autumn Forever.
Bien qu’il s’agissait une nouvelle fois d’un tour de mauvaise foi, il fallait tout de même bien admettre que cet argument était valable.

Les deux  « justiciers » retournèrent à leur barque et se reposèrent au rivage, où la jeune fille se trouvait encore. Elle semblait toujours aussi effrayée par ce qu’elle avait vécu. Puis s’ajoutait à cela cette étrange peur de la femme reptile, qui était encore inexpliquée.  Pourtant, même si elle avait probablement plus discuté avec le ninja, cette jeune fille avait autant été sauvée par Hanami. Il était donc curieux que la réaction ne soit pas le même avec les deux personnes.
Quoi qu’elle se contenta de garder le silence le plus total, observant les deux arriver sur la rive.

La belle brune descendit de la barque et posa ses talons sur le ponton, suivi du déserteur.  Sans le moindre mot il se redirigèrent vers le village. Itachi adressa tout de même un léger hochement de tête à la jeune fille, qui était totalement déboussolée.
Une fois de retour dans la bourgade de Forgevieux, les deux guerriers eurent à subir ce qui devait être le pire des supplices. Tous les villageois, étaient aux affaires d ‘entre-aide et de désolation grandissante. Tous essayèrent tant bien que mal de remettre la ville sur pied, mais les dégâts étaient trop récents, et le moral des locaux trop bas. A l’instant même ou les deux compères arrivèrent sur la place du village, ils furent dévisagés dans un silence de mort par toute la populace qui se trouvait là.  
Les parents haineux à l’encontre de ces deux vauriens se mêlant d’affaires qui ne les regardaient pas, les personnes âgées dont le silence reflétait le mépris le plus absolu. Des enfants dont l’incompréhension témoignait de l’appui parental vis-à-vis de toute cette colère mal venue.
Soudainement, les deux jeunes personnes, tout à fait bienvenues dans ce village étaient devenus des ennemis outrageusement méprisables.
La traversée de la place fut longue et douloureuse. Hanami qui n’avait pas lâché un mot depuis son combat semblait perdue au milieu de cette mer déchaînée de dédain. Elle regardait à droite puis à gauche les yeux troublés par l’incompréhension devant la haine des habitants.. Elle cherchait vainement, un appui, un soutient, un sourire, même éphémère. Ou ne serait ce que de la simple ignorance. Elle n’obtint rien de tout cela. Simplement les regards miséricordieux de pauvres victimes dépassées par les crimes de ceux que la jeune femme et le ninja avaient essayés tant bien que mal de contenir.
Le ninja justement, qui avait subi dans sa jeunesse, la formation pour ne pas souffrir d’une quelconque opprobre, était lui aussi perplexe et mal à l’aise.

Bien qu’il devait s’efforcer de rester de marbre, le poids des lamentations et de l’antipathie des habitants était trop lourd. Tellement lourd qu’il ressenti un affreux gène. Un gène qui lui donnait des frissons dans tout le corps, et qui fit naître un terrible mal au cœur, synonyme de dégout devant tant d‘animosité.. Mais il devait être ferme. Tenir le statut  de l’homme qu’il était : Assumer ses actes et les conséquences qui en découlaient même si celles-ci n’étaient pas les plus justes. Il ne put s’empêcher comme sa compagne, de chercher vainement, quelque part, une âme ouverte, une lueur chaude et bienveillante, pour l’aider à traverser cette cour des suppliciés.

Il détachèrent leurs montures des poteaux, et se dirigèrent vers la sortie du village.
Alors que la traversée ne dura qu’une ou deux minutes, les deux compagnons sortirent du village le cœur lourd, et une pression terrible sur les épaules.  Une pression si abominable, qu’une fois libérés des regards inquisiteurs des Forgevois, la jeune femme fit un signe de la main Itachi, expliquant de ne pas la suivre. Elle s’enfouit dans les bois, se couvrant les yeux avec la mains, comme pour cacher quelques larmes.
Le ninja obéit sans dire un mot, et attendit la disparition totale de son amie pour s’agenouiller, et laisser tomber son buste au sol. Il ne pleurait pas, mais retenait malgré tout ses larmes. Il savait qu’à Konoha tout le monde devait le haïr, mais il avait eu le luxe de ne pas sentir le poids de la répulsion. Aujourd’hui, il apprenait enfin, ce qu’était le mépris le plus profond. Il préféra fermer les yeux, préférant faire abstraction un moment, de ce trop plein de pression, que lui et la femme aux boucles d’oreilles venaient de subir. L’horreur de l’aversion, et le malaise qu’elle provoquait.

Après une bonne demi heure de repos, chacun dans un coin, la jeune femme revint vers le ninja, qui était adossé à un arbre. Se remettant de l’épuisement physique de leur précédant assaut, mais surtout, de l’épuisement psychologique. La jeune femme se posta devant l’homme aux Sharingans, proposant de prendre une retraite bien méritée.

- La journée se termine. Le village de Rochesainte n’est pas loin et nous avons besoin d’une bonne nuit de sommeil.  Nous y serons sous peu avec Torpen et ton Chocobo.

Itachi ne réfléchit qu’un court instant. Il était capable de marcher, mais le poids de cette tension l’empêchait de réfléchir correctement. Ce qui témoignait du fait que sa camarade avait raison. Il leur fallait du repos.  Rochesainte était un village ou se trouvait des Marines, mais qu’importe, ils trouveraient la première auberge et s’y arrêteraient aussitôt.

Ils montèrent ensemble sur leurs montures et se dirigèrent au pas vers le village de Rochesainte, sous le soleil plongeant du crépuscule avenant. Tout deux silencieux, probablement épuisés de cette terrible journée qui avait peut-être justement trop bien commencé.
Après une bonne quarantaine de minutes, les portes du plus gros village d’Autumn Forever se dressaient. Un endroit dangereux pour le ninja, mais temporairement adéquat, pour se remettre du tumulte perturbant, dans lequel se trouvait la petite équipe.
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Boa Hancock

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Dim 25 Mai - 12:28

La traversée du village fut pesante et j'avais l'impression qu'elle l'était autant pour Squall que pour moi. J'avais lentement tourné ma tête à droite et à gauche dans l'espoir de voir des regards bienveillants mais c'était peine perdu. ce village avait décrété que nous étions l'ennemi public numéro un alors que nous étions les gentils. Nous avions défait un équipage pirate pour que ces villageois puissent enfin vivre en paix et voilà comment on nous remerciait : en nous faisant une haie d'honneur jusqu'à la sortie du village... Je récupérai Torpen tandis que mon compagnon détachait son chocobo et dès lors, je ne fis plus attention au villageois. Je regardai droit devant moi la tête haute, fière de ce que j'avais fait. Je tenais à ce que tout le monde le sache. Moi, j'avais fait la chose que j'estimais la plus juste et s'ils n'étaient pas d'accord avec ça, eh bien tant pis pour eux. Mon visage fermé leur disait : "je ne regrette rien". Et c'était bien le cas. Ma douleur se trouvait ailleurs. Elle se trouvait dans le manque de reconnaissance de ces gens. J'avais pourtant fais ce qui me paraissait juste, j'avais fait ce que j'aurais fait pour mon île natale si j'avais été assez forte. J'avais passez douze années de ma vie à m'entraîner, à devenir plus forte avec un seul objectif en tête : protéger. Protéger ces hommes, ces femmes et ces enfants qui n'avait pas ce que moi j'avais, de la force, de la volonté. J'avais tenté de leur éviter le sort que j'avais moi-même subi alors pourquoi ? Pourquoi...
Une larme roula sur ma joue. Elle avait coulé toute seule, sans que je ne m'en rende compte. Je n'avais pas eu l'occasion de la retenir. J'allais me laisser aller mais je me rappelai soudain que Squall était encore derrière moi. Je portai alors une main à mon visage et agitai l'autre pour lui faire comprendre que je voulais, pour la première fois depuis que nous nous étions rencontrés, être seule.
Je m'enfonçai dans la forêt. Je relâchai tout d'un seul coup et m'affaissai. Psychologiquement, j'étais épuisée et la posture que j'avais tenue pour sortir du village n'avait pas joué en ma faveur. J'avais l'impression d'avoir tous mes membres endoloris que ce soit à cause du combat ou de cette posture qui relevait plus de la lutte spirituelle. Je n'en avais aucune idée et ça m'était bien égal. Je voulais juste... Me reposer. Je m'adossai donc contre un arbre et me laissai glisser. Une fois assise par terre, je restai là, immobile, la tête légèrement penchée et le regard dans le vide. Tanma vint se lover contre moi en signe de compréhension mais je ne réagis pas. J'étais perdue et énervée. Ces villageois était d'une telle stupidité ! Mais dans le même temps, je ne comprenais pas leur désarroi, leur colère, leur méfiance. Quand la Marine nous avait libéré du joug des hommes encapuchonnés de Zero, nous étions tellement heureux, tellement soulagés ! Pourquoi ce n'était pas le cas de ces personnes ? Je réfléchissais... et si c'était seulement parce que nous n'avions pas autorité ici ? Et si la Marine débarquait. Se sentiraient-ils soulagés ? De toute façon, il n'y avait qu'un moyen de le savoir. Après un temps plus ou moins long que j'avais passé à comater, je repris mes esprits. Il était hors de question que je reste là à dormir sur le sol entouré de Tanma et Torpen. Je me relevai donc et rejoignis Squall.


-La journée se termine. Le village de Rochesainte n'est pas loin et nous avons besoin d'une bonne nuit de sommeil.  Nous y serons sous peu avec Torpen et ton Chocobo.

Il avait l'air de vouloir réfléchir mais c'était comme s'il n'en avait pas la possibilité. Je n'avais pas besoin d'être un génie pour comprendre que j'avais eu raison. Cette traversée avait été autant éprouvante pour lui que pour moi. Mais pourquoi ? Je n'avais pas l'impression que Squall était un homme qui se souciait de ce que l'on pouvait penser de lui. Avait-il lui aussi vécu quelque chose d'aussi tragique que ce qu'il s'était passé à Zero ?  J'espérai sincèrement que non, pour lui, mais j'étais tout de même intriguée. Je gardais cette bribe d'information dans un coin de ma tête. Je lui poserai certainement la question plus tard. Il finit alors par acquiescer. Nous chevauchâmes alors au petit trot jusque Rochesainte. Une fois arrivés nous entrâmes dans la première auberge que nous trouvâmes et nous prîmes une chambre. Nous ferions chambre appart cette fois-ci. Je n'étais pas triste de l'apprendre, mais j'avais tout de même un pincement au cœur. Je m'interrogeais donc... pourquoi cette déception ? Il était clair que je n'avais pas de sentiments trop prononcés pour Squall mais il était tout de même attachant. Nous avions passé de bons moments ensemble et l'épreuve que nous venions de traverser et les marques de tristesse que j'avais pu déceler chez lui l'avait rendu plus humain, plus accessible sans doute.

*Génial, pensais-je, je suis absolument pitoyable. Je commence à m'attacher à un homme que je connais à peine. Et si en réalité nous étions des ennemis mortel hein ! Qu'est-ce que je ferais ?*

Je secouai la tête face à ma propre bêtise et je montai les marches de l'auberge pour accéder à ma chambre. Une fois tranquille, je fis sortir Tanma de sous mon manteau et j'allai prendre une douche. J'y restais longtemps, vivant cet acte comme une purification. Mes blessures me titillèrent mais les entailles n'étant pas profondes, je n'eus pas plus mal que ça. Une fois propre et lavée de tout ce qui avait pu se passer de mauvais dans cette journée, je partis me coucher et m'endormis instantanément.

~~~~~~~~

Le lendemain, je me levais de bonne heure, de bonne humeur et déterminée à accomplir ce que j'avais prévu. Je m'adressai directement à l'aubergiste en descendant les escaliers.


-Bonjour Monsieur ! Vous savez où se trouve la base Marine la plus proche ? J'ai à leur parler !
-Vous êtes au bon endroit Mademoiselle ! La forteresse de ce village abrite justement quelques Marines.
-Vraiment ! Voilà qui m'arrange grandement ! Merci pour ces précieuses informations Monsieur.


J'attendis alors que Squall descende à son tour pour lui faire part de la suite des événements. Il ne mis pas longtemps à venir, comme je m'y attendais, Monsieur était matinal. il s'assit en face de moi, il avait l'air d'avoir retrouvé ses esprits lui aussi. Nous avions tous deux laisser l'animosité des villageois derrière nous.

-Bonjour cher Squall !
-Bonjour
, fit-il quelque peu surpris par mon enthousiasme.
-J'ai réfléchi à tout ce qu'il s'était passé hier, Forgevieux, les stupides villageois, tout ça... et j'en suis arrivée à une conclusion. S'ils n'arrivent pas à être soulagés c'est tout simplement parce que nous n'avons aucune autorité ici. Je compte donc aller prévenir les Marines des agissements de ces saletés de pirate histoire que le village soit définitivement tranquille. Et tu m'accompagnes bien sûr.

Il réfléchit un instant. J'avais l'impression qu'il adhérait à ma théorie mais qu'en même temps, il était énormément réticent. Pourquoi donc ? Décidément Squall m'intriguait de plus en plus. Soudain, il planta son regard dans le mien et déclara qu'informer la Marine n'était peut-être pas une si bonne idée. Je l'interrogeai alors du regard ne comprenant pas en quoi ça pouvait l'être et il me répondit le plus simplement du monde :

-Et si les Marines avaient quelque chose à voir là-dedans ?
-C'est tout simplement impossible
, répliquai-je avec assurance.
-Tu n'en sais rien.

Je ne répondis rien, je ne pouvais pas lui dire que je le savais puisque je faisais moi-même partie de la Marine.

-Eh bien tu n'as qu'à rester dans ton coin si mon idée ne te plait pas. Moi en tout cas, j'y vais.
-Hanami...
tenta-t-il pour me tempérer.
-Non, je ne veux rien savoir, tu ne veux pas faire confiance à la Marine, grand bien te fasse ! moi je crois en eux. Je savais que je n'aurais pas dû te faire confiance, t'es un de ces anarchistes qui pense que la Marine est pourrie jusqu'à la moelle ! Mais tu ne sais rien ! Rien du tout !

Énervée, je me levai et partis en trombe hors de l'auberge. J'étais énervée non seulement contre Squall qui dénigrait cette organisation qui a tout fait pour moi mais aussi contre moi-même car j'étais totalement incapable de rester froide comme un serpent face à Squall. Ce n'était pas la première fois que je m'emportais devant lui et ça commençait vraiment à m'agacer.
Je trouvai la forteresse de la Marine assez facilement, le drapeau qui flottait au-dessus de l'édifice m'avait bien aidé il faut dire. Le village de Rochesainte était tout ce qu'il y a de plus étrange. Toutes les maisons semblaient avoir été bâties avec les plan qu'on utiliserait pour un forteresse. J'étais quelque peu perplexe mais je ne m'y attardait pas. Je voulais arranger la situation de Forgevieux le plus vite possible. J'entrais donc dans le bâtiment de la Marine. J'étais arrivée dans un hall immense. Celui de la base d'Opertale n'était pas aussi énorme. Je sortis de mes pensée assez rapidement et me dirigeais vers les hôtesses d'accueil. J'allais leur demander de prendre rendez-vous pour moi lorsque que j'entendis la plus désagréable des voix dans mon dos.


-Ah Hancock, te voilà ! Tu en as mis du temps ! C'est si long que ça de se renseigner sur une base de la Marine ?
-c'est pas vrai....


Je m'étais tournée et devant moi se tenait fièrement, l'insupportable sergent Meynard....

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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: À la poursuite d'un mythe   Ven 30 Mai - 14:36

Dés le petit matin, tout semblait avoir reprit son cours normal. Itachi ne ressentais plus la moindre émotion par rapport à ce qu'il s'était produit la veille. Ce n'était pas plus mal, ce n'était pas dans les habitudes du ninja d'être perturbé à ce point, encore moins pour des inconnus. Mais qu'importe : Il avait bien agit, comme devait le faire un révolutionnaire : étendre la justice là ou la marine ne l'appliquait pas.
Il descendit les escaliers et croisa une mère avec son enfant qui le saluèrent poliment. Cela indiquait déjà clairement le changement  de village. A Forgevieux, il ne fallait plus attendre la moindre salutation.

Le déserteur arriva à la table ou Hanami l'attendait. Cette fois c'était elle qui avait été matinale. Elle le salua d'un air jovial, qui indiquait qu'à son tour elle avait su passer à autre chose. L'homme aux Sharingans lui répondit poliment sans ajouter quoi que ce soit.  De toute façon la belle brune s'en chargea bien assez tôt, elle offrit un petit débriefing de tout ce qui avait pu se passer jusque là.  

-J'ai réfléchi à tout ce qu'il s'était passé hier, Forgevieux, les stupides villageois, tout ça... et j'en suis arrivée à une conclusion. S'ils n'arrivent pas à être soulagés c'est tout simplement parce que nous n'avons aucune autorité ici. Je compte donc aller prévenir les Marines des agissements de ces saletés de pirate histoire que le village soit définitivement tranquille. Et tu m'accompagnes bien sûr.

Il fallait bien que cela arrive à un moment ou à un autre... Ils se trouvaient après tout dans le village ou résidait la Marine, et effectivement, tout être humain normal aurait eu le réflexe d'avertir au plus vite les instances locales pour sauver mais aussi comprendre l'improbable situation de Forgevieux..
Mais Itachi n'était pas un citoyen comme les autres, avec la prime sur sa tête, il était très dangereux  de courir un pareil risque. Mais la femme reptile semblait déterminée, à devoir faire son devoir. Il fallait tenter une autre approche, il ne pouvait pas lui dire qui il était, il devrait donc parvenir à ses fins d'une autre manière.

-Et si les Marines avaient quelque chose à voir là-dedans ?
-C'est tout simplement impossible.
-Tu n'en sais rien.

Selon elle il n'y avait nul doute que la Marine était irréprochable. Et elle avait peut être raison. Tout les Marines n'étaient pas corrompus il fallait bien l'admettre. Certains étaient justes. Le problème était toujours le même : Quand la tête est malade, le corps l'est aussi.
Même si elle pouvait très bien avoir raison, il était tout autant possible que le ninja l'ai aussi. Et ça, elle semblait le nier, ou tout du moins croire que c'était impossible.

-Eh bien tu n'as qu'à rester dans ton coin si mon idée ne te plait pas. Moi en tout cas, j'y vais.
-Hanami...
-Non, je ne veux rien savoir, tu ne veux pas faire confiance à la Marine, grand bien te fasse ! moi je crois en eux. Je savais que je n'aurais pas dû te faire confiance, t'es un de ces anarchistes qui pense que la Marine est pourrie jusqu'à la moelle ! Mais tu ne sais rien ! Rien du tout !

La dernière réplique de sa camarade l'amusa plus que ce qu'elle l’énerva.  L'ironie était criante, elle ignorait à quel point elle avait raison. Si on écartait le terme anarchiste qui selon Itachi était très loin de la réalité, elle avait raison pour tout le reste, mais ignorait simplement à quel point. Ce qui était étonnant en revanche, c'est sa manière de défendre ardemment le gouvernement mondial. Elle semblait éprouver un respect phénoménal pour les forces de l'ordre. A tel point que toute forme de dialogue était impossible. Il avait bien compris, depuis longtemps déjà, que Hanami était quelqu'un non pas de susceptible, mais plutôt têtue. Lorsqu'elle pensait quelque chose il fallait aller dans son sens, point.
La Marine l'avait peut-être aidée dans le passé qui sait, peut-être était-ce la raison d'une pareille défense...  Et voila qu'elle ne faisait plus confiance au ninja... il n'y avait rien de plus normal après tout, depuis le début ils jouaient à un jeu dangereux, en se cachant mutuellement leurs identités et leur passés. Quand on y réfléchissait ils ne se connaissaient pas tant que ça... Au final Itachi venait de gagner une certaine liberté d'action, ce n'était pas qu'il était satisfait de cela, il appréciait Hanami dans le fond, mais au moins il pourrait désormais faire ce qu'il veut ou il le voulait. Et il commencerait par poursuivre les recherches qu'ils avaient commencé.

La jeune femme venait de partir, comme une furie, sans que le ninja comprenne vraiment pourquoi. Il n'avait rien fait pour l’énerver, il avait simplement donné son avis, et voilà qu'elle venait de tourner les talons. Sans se poser trop de questions, le ninja se leva à son tour de la table, et sortit de l'établissement en direction de la forêt. Il avait vu sur une carte publique municipale, à Forgevieux qu'un temple devait se trouver à quelques kilomètres en dessous de  Rochesainte.
Il détacha son amie et grimpa sur son dos en lui caressant son long cou au plumage doré. Ensemble ils partirent à travers forêt, à vive allure et ne tardèrent pas, après cinq ou six bons kilomètres à travers champ, à atteindre ce qui avait tout l'air d'un vieux temple totalement abandonné. Rongé par la végétation luxuriante, les plantes grimpantes et les feuilles vertes, l'édifice semblait avoir été oublié depuis des générations.
Il descendit de sa monture, sans prendre la peine de l’attacher, lui laissant ainsi l'occasion de gambader à son aise, et se dirigea vers les escaliers menant au promontoire sur lequel se trouvait le fameux lieux prisonnier des plantes...


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